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Il appuie une première fois sur le bouton de la porte sécurisée. Rien ne se passe. Puis une seconde. « C’est bien là l’entrée ? » s’interroge le quadragénaire au costume sombre passe-partout. Un cliquetis fait office de réponse : le voilà face au hall étriqué du commissariat de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), un bâtiment beige défraîchi formant un angle rond.

Ce jeudi 21 juin, il est 9h11 lorsque le commissaire divisionnaire R., affecté à la section « Audits » de l’IGPN, débute son « contrôle inopiné » sous anonymat. Sa mission ? Évaluer le fonctionnement du commissariat, en se faisant d’abord passer pour un plaignant, puis dans un second temps en interrogeant les fonctionnaires sous sa réelle identité. Une centaine de ces « visites mystère » sont effectuées chaque année par « la police des polices » à Paris et en province, nuit et jour, week-end compris. À Boulogne, personne n’a été mis au parfum…… Cliquez ici pour lire la suite