Cela commence dès la sortie du métro Barbès-Rochechouart. Il faut d’abord franchir un véritable barrage d’hommes agglutinés devant l’escalier. L’un vous tend un bout de papier vantant les mérites de «M. Samou, marabout». Un vendeur à la sauvette propose des cigarettes. Un groupe de jeunes en jogging lorgne votre sac, à moins que ce ne soit votre jupe. Deux ados suivent de très près une vieille dame qui va faire son marché. «Ah, c’est pas un sentiment!, s’emporte Farida, l’énergique patronne du café Les Mah-Boules, rue de Jessaint. C’est vraiment devenu l’insécurité totale dans ce quartier.»

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