La voix est un peu confuse, embrouillĂ©e par les antidouleurs, entrecoupĂ©e par les bruits de fond de l’hĂŽpital. Elle est interrogative aussi. « Ma jambe est
 Â», Jean-Marie S. hĂ©site sur les mots. « Comme coupĂ©e en deux, vous voyez ? Â» Au tĂ©lĂ©phone, l’homme de 49 ans semble chercher Ă  comprendre pourquoi sa vie a basculĂ©, dimanche 15 novembre, quand un policier hors service lui a tirĂ© dessus, le blessant trĂšs gravement au-dessous du genou.

L’histoire paraĂźtrait presque absurde si les consĂ©quences n’étaient pas aussi lourdes. Il est aux alentours de 1 heure du matin, Ă  Saint-Leu-la-ForĂȘt (Val-d’Oise), quand Jean-Marie S. se dĂ©cide Ă  mener une Ă©quipĂ©e nocturne dont il rĂȘve depuis un moment. Cet homme, ouvrier spĂ©cialisĂ© dans l’aĂ©ronautique, a beaucoup bu ce soir-lĂ . « Je n’étais pas dans mon Ă©tat normal », confesse-t-il volontiers. En face de chez lui, se situe un rĂ©verbĂšre qui Ă  toute heure de la nuit projette une lumiĂšre dĂ©sagrĂ©able dans son appartement. Il a pour projet de couper les fils pour faire le noir.

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