Un policier qui dĂ©sire garder l’anonymat s’exprime au sujet des vidĂ©os tronquĂ©es d’interpellations qui visent Ă  discrĂ©diter les forces de l’ordre.

« Concernant l’affaire de violences policiĂšres survenues Ă  Paris samedi dernier, je me passerai bien de faire des commentaires car je n’Ă©tais pas sur place.

En toute modestie, je pense avoir Ă©tĂ© un des premiers flics Ă  avoir Ă©tĂ© victime de ces vidĂ©os d’interventions des forces de l’ordre diffusĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux oĂč l’on est jetĂ© en pĂąture sans avoir connaissance de l’intĂ©gralitĂ© de l’intervention.

Ces vidéos, soit tronquées, soit intelligemment coupées à des moments précis, sont toutes utilisées pour nous discréditer.

Je croyais, certainement innocemment, que la prĂ©somption d’innocence Ă©tait valable pour nous tous, Policiers comme tout citoyen.

Et bien malheureusement en France, lorsque l’on est policier, on est prĂ©sumĂ© coupable.

Aux yeux de notre hiérarchie, de notre Justice, nous Policiers, Gardiens de la paix publique, nous sommes présumés coupables.

Coupables d’obĂ©ir aux ordres, coupables de vouloir protĂ©ger nos concitoyens, coupables de vouloir dĂ©fendre les valeurs rĂ©publicaines de notre beau pays et de vouloir prĂ©server la paix publique.

Je suis Ă©cƓurĂ©, dĂ©couragĂ© mais je persiste Ă  penser que l’on fait un beau mĂ©tier.

Mes chers collĂšgues,mes chers frĂšres d’arme, prĂ©servez-vous.Mes sincĂšres amitiĂ©s… »