Petites mains des réseaux de ventes de produits stupéfiants en Ile-de-France, des jeunes hommes sont recrutés dans les régions, le temps d’une mission courte, comme guetteur, vendeur ou «gros bras». Un phénomène récent.

Théo n’a pas encore 20 ans et connaît déjà la version sombre du travail indépendant. Déscolarisé depuis la classe de seconde, il vivote à Grigny (Essonne) en faisant régulièrement le guet dans le célèbre quartier de la Grande-Borne. Une mission rémunérée 80 euros la journée sans oublier la dotation en résine de cannabis. Au bout d’un bon mois, il peut avoir amassé entre 1500 et 2000 euros. Connu des services de police franciliens et déjà condamné à des travaux d’intérêt général, le jeune homme a pris l’habitude depuis deux ans de se mettre au vert à intervalles réguliers. Pour se faire un peu oublier et surtout pour gagner de l’argent facile.

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