Une enquête préliminaire a été ouverte il y a un an sur un signalement de Tracfin pour « blanchiment » et « abus de confiance ». L’avocate du réalisateur des « Misérables » et de son frère récuse toute malversation.

Simple mauvaise gestion d’association ou réel détournement de dépenses publiques? Selon des sources concordantes, l’association La Cité des Arts Visuels à Montfermeil (Seine-Saint-Denis) dont Ladj Ly, le réalisateur des Misérables, est le fondateur et son frère Amadou, le président, a été perquisitionnée le jeudi 21 janvier. La structure abrite notamment l’école Kourtrajmé, un établissement offrant une formation gratuite en cinéma, sans condition d’âge, ni de diplôme. Les policiers sont repartis avec plusieurs cartons et dossiers sous les bras. Mais les intéressés n’ont pas encore été entendus par les enquêteurs.

C’est un signalement de Tracfin, le gendarme de Bercy, qui a alerté la justice. Il y a un an environ, la cellule chargée notamment de lutter contre les circuits financiers clandestins et le blanchiment d’argent est intriguée par certains retraits et transactions d’argent. En février 2020, le parquet de Bobigny a ouvert une enquête préliminaire pour « abus de confiance » et « blanchiment », confiée au service départemental de police judiciaire de Seine-Saint-Denis. L’enquête porte sur des détournements présumés de sommes publiques, avec de possibles ramifications dans d’autres sociétés.

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