Cause de frustration au sein de l’institution, le système de promotion interne reste verrouillé pour les fonctionnaires subalternes.

C’est le Père Ubu en uniforme bleu marine, un ensemble de règles kafkaïennes dans lesquelles le très aride protocole corps et carrières d’avril 2016, fleuron de la littérature ministérielle, reconnaît lui-même l’une des causes du malaise de l’institution : un système d’avancement des grades subalternes de la police nationale qui génère Â« engorgement des parcours de carrière Â» et Â« sentiment d’absence de perspectives Â».

Pour saisir les subtilités de ce dispositif cadenassé, il faut d’abord se frayer un difficile chemin à travers un sabir technocratique ponctué d’acronymes, de sigles, d’abréviations et de pourcentages, à commencer par le taux d’encadrement, c’est-à-dire la répartition des effectifs pour chaque grade, fixée par des textes officiels.

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