Alors qu’une nouvelle journĂ©e de manifestations se prĂ©pare ce samedi contre le projet de loi controversĂ© SĂ©curitĂ© globale, nous avons rencontrĂ© cette aide-soignante de l’Oise, ĂągĂ©e de 36 ans, qui milite depuis son adolescence.

Au pied de l’immense tour blanche et bleue, Ă  quinze minutes de route de la gare de Creil (Oise), l’interphone se met Ă  crachoter. « Le code d’entrĂ©e, c’est ACAB (NDLR : pour All cops are bastards, en français « Tous les flics sont des salauds »)! », lance une voix fĂ©minine en rigolant. Au onziĂšme Ă©tage, Elodie (le prĂ©nom a Ă©tĂ© modifiĂ©), 36 ans, nous ouvre la porte de son appartement. Dans le couloir de l’entrĂ©e, une constellation de stickers antifascistes contraste avec la pĂąleur des murs nus, sans Ăąme.

Dans le salon, chichement meublĂ©, un drapeau noir et rouge de l’action antifasciste est accrochĂ© au mur. Le sol est quadrillĂ© de traces de peinture rouge. « C’est lĂ  qu’on confectionne les banderoles », prĂ©cise Elodie, en pantalon ample et sweat Ă  capuche noir. « Mon appartement ressemble Ă  un squat autogĂ©rĂ© », reconnaĂźt-elle.

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