« COMBATTRE
Nous défendons actuellement un policier qui a été agressé en bas de chez lui.
Alors qu’il pianote sur son digicode, deux individus passent à scooter dans sa voie piétonne et privée et le frôlent.
Il leur fait une réflexion.
Comme nous habitons dans un pays où il est interdit de rappeler la moindre règle de politesse, ces deux individus s’arrêtent et le frappent, sans autre discussion.
En infériorité numérique et surpris par cette violence gratuite, il sort son bâton télescopique.
Au combat, la seule règle est qu’il n’y a pas de règle.
N’attendez pas des enfoirés qui vous agressent qu’ils vous respectent ou vous affrontent d’homme à homme.
Ça n’existe pas.
Pendant que le premier frappe, l’autre passe derrière notre client, l’étrangle et le projette au sol.
Il se fait prendre son bâton et se fait rouer de coups avec.
Par chance il porte un casque de vélo et parvient à ne pas être blessé.
Notre client comprend, alors qu’il est à terre, que les deux abrutis qui le frappent ne vont pas s’arrêter.
Sous une pluie de coups, alors qu’il est tenu par celui qui l’étrangle, il parvient à se saisir d’un couteau qu’il porte toujours dans sa poche, et coupe la jambe de son étrangleur.
L’effet est immédiat et les deux types prennent la fuite.
Après quelques mètres ils se retournent, puis reviennent.
Notre client doit alors sortir son arme de service et les braquer, ce qui fait fuir ses agresseurs pour de bon.
Nous avons aussi assisté un gendarme victime il y a quelques jours.
Alors qu’il se trouve au domicile de ses parents dans un village plutôt calme il est gêné par des jeunes idiots qui crient devant chez lui et jettent des canettes en verre sur la route.
Il leur fait une réflexion et reçoit une bordée d’injures.
Refusant de laisser passer, il décide d’aller leur expliquer les règles de politesse mais ne les trouve pas dans la rue quand il sort.
En fait les trois jeunes étaient partis en chercher un quatrième qui avait déclaré, sans savoir ce qui s’était passé « venez on va le niquer » !
Les jeunes reviennent sur le gendarme qui exhibe sa carte professionnelle.
Il est alors attaqué par derrière par l’un des jeunes pendant qu’il fait face aux autres.
Il reçoit de violents coups de pieds mais arrive à en bloquer la plupart et parvient à se réfugier dans sa maison.
Les jeunes défoncent sa porte à coups de pieds et le gendarme fait face, ce qui les détermine à prendre la fuite.
Encore des évènements riches d’enseignement.
Sans son couteau toujours accessible et sans une préparation mentale de plusieurs années, notre client policier aurait été laissé pour mort sur le trottoir, devant sa porte d’entrée, pour rien.
Les limites du bâton télescopique viennent très tôt, dans toutes nos affaires. Soit il n’est pas efficace, soit il se retourne contre son porteur, soit il le conduit devant un tribunal. C’est un outil beaucoup plus dangereux que vous ne pouvez le penser.
L’arme de service doit toujours être accessible, car vous ne savez jamais dans quelle position, ni dans quel état vous serez quand vous devrez la sortir et l’utiliser.
Enfin et surtout, comme l’attaque terroriste de vendredi l’a démontré, il faut toujours être vigilant et prêt à défendre sa vie.
Sans basculer dans la paranoĂŻa, il faut toujours ĂŞtre prĂŞt au combat.
C’est un état d’esprit, ce petit rien qui fera la différence quand deux imbéciles vous frapperont au sol et que vous n’aurez pour vous en sortir que la discipline et l’entrainement auxquels vous vous êtes astreints, quand des jeunes sans cervelle décideront de vous « niquer » parce que vous avez osé leur demander de se conduire correctement…ou quand un illuminé, guidé par ses croyances religieuses, vous foncera dessus avec un couteau.
Vous savez que vous ne pouvez compter que sur vous-mĂŞmes.
L’administration ne vous formera pas assez. Alors il faudra prendre sur vous, prendre sur votre temps, pour rester affûté, vigilant, prêt au pire.
Le pire peut arriver. Il ne prévient pas, et en quelques secondes il faut pouvoir donner le meilleur de vous-mêmes.
Nos clients l’ont fait. Le feriez-vous ?
Posez vous la question. Et si vous hésitez, remobilisez-vous. Ne laissez pas des débiles prendre le dessus. Vous valez mieux qu’eux.
Gagnez !
Excellent dimanche Ă  vous tous. »

Maître Laurent-Franck Lienard

(Merci Rudy van Cappellen)