Visés par des plaintes pour faux en écriture publique, les enquêteurs de la sûreté départementale de l’Essonne, chargés d’identifier les agresseurs des policiers grièvement brûlés en 2016 à Viry, se défendent et assument leur travail. Nous avons pu rencontrer trois d’entre eux.

Ils se sont retrouvés dans la tourmente médiatique. Les enquêteurs de la sûreté départementale (SD) de l’Essonne, qui ont traité l’affaire des policiers brûlés de Viry-Châtillon, sont sous le feu des critiques depuis le verdict du procès le 17 avril. Ce jour-là, la cour d’appel des mineurs de Paris a condamné cinq des treize accusés à des peines de 6 à 18 ans de réclusion pour l’attaque au cocktail Molotov de quatre policiers en 2016. Mais elle a aussi prononcé l’acquittement des huit autres suspects.

Ce verdict a Ă©tĂ© accueilli fraĂ®chement par les syndicats policiers qui l’ont estimĂ© trop clĂ©ment, tandis que les avocats de la dĂ©fense n’ont cessĂ© de dĂ©noncer une enquĂŞte Ă  charge et faussĂ©e. Face Ă  ces accusations, Laurent, Sandra et Bastien (les prĂ©noms ont Ă©tĂ© modifiĂ©s), tous trois enquĂŞteurs Ă  la « sĂ»retĂ© », ont acceptĂ© – dĂ©marche rarissime – de rencontrer Le Parisien-Aujourd’hui en France. FrustrĂ©s de ne pouvoir rĂ©pondre Ă  leurs dĂ©tracteurs, conformĂ©ment Ă  leur devoir de rĂ©serve, ils ont souhaitĂ© faire entendre « un autre son de cloche » : le leur.

L’intĂ©gralitĂ© de l’article ici