DÉCLARATIONS À ÉVITER

Rien n’y fait ! Malgré les formations, les posts ici et ailleurs, les livres, nous continuons à lire dans des procès-verbaux des formules qui n’ont rien à y faire.

Je fais donc ici un petit rappel :

1/ Tirer Ă  une reprise

Nous lisons ça très souvent : « j’ai ouvert le feu à une reprise ».
Qu’est-ce que ça veut dire ?
On peut tirer à plusieurs reprises puisqu’il s’agit alors de tirer plus d’une fois, mais si on tire une fois…eh bien on tire une fois. Il n’y a pas de « reprise » puisque la reprise, c’est l’action de faire de nouveau.
Essayons de donner du sens à ce qu’on écrit.

2/ L’usage de la force strictement nécessaire

Je vous rappelle que ce n’est pas à juger de la parfaite adéquation de la force employée avec ce qui était nécessaire.
C’est le travail du juge.
En écrivant ça vous pensez persuader le lecteur de votre bonne conduite alors qu’en réalité vous ne faites que l’agacer.
Contentez-vous de décrire les actes de contraintes et d’en expliquer la raison, ce sera plus pertinent.

3/ On a reçu des projectiles

Il y a une différence en termes de dangerosité entre les projectiles que vous pouvez recevoir.
Si vous recevez des œufs c’est votre orgueil qui peut être atteint.
Si ce sont des pavés il en va différemment.
Tentez autant que possible de décrire ce que vous recevez, surtout si ça vous a conduits à utiliser la force.

4/ J’étais dans l’effet tunnel

L’effet tunnel correspond à une notion bien précise et du domaine médical.
Quand on se trouve en stress aigu, notre attention est focalisée sur le danger et on perd la vision périphérique.
C’est ce qu’on appelle l’effet tunnel.
Si vous êtes juste concentrés sur l’action, vous êtes concentrés, mais pas en « effet tunnel ».

Voilà quelques-unes des expressions que vous pouvez rayer de votre vocabulaire procédurier.
Vos PV s’en porteront mieux, et vos lecteurs aussi !

Bien à vous, et très bon courage !