Ce livre, une histoire de flic, mais celle d’un Flic d’exception. L’histoire d’un homme de terrain dont les trente-trois ans de carrière l’ont conduit de gardien de la paix à Mulhouse, à l’Elysée pour assurer des escortes présidentielles, puis en poste à l’étranger dans diverses ambassades dans le cadre de la coopération internationale.

Gardien de la paix, motard, officier, formateur, « flic » d’ambassade, Georges a terminé sa carrière : commandant. Il a tout connu, tout vécu de l’intérieur avec la même passion : Les simples faits divers, les arrestations musclées, les violences urbaines, la drogue …., l’escorte de personnalités prestigieuses, du pape Jean-Paul II, Officier du tour de France, savoir affronter la mort de ses hommes suite à la fusillade à l’ambassade d’Irak à Paris puis lors de l’attentat contre Chapour Baktiar ou par accident, l’horreur d’une vision après le crash d’un avion à Ermenonville, la direction d’une école de police, retrouver son Alsace natale avec une affectation au commissariat de Colmar, puis, le Cambodge : son insécurité, le commerce du sexe, un quotidien jamais banal, lieu de repli pour la pègre occidentale, et enfin les Comores et son sport national, la fraude documentaire.

Nul ne peut comprendre l’intensité du moment présent, des satisfactions mais aussi des moments de doute, de crainte, d’angoisse voire de peur. La violence à laquelle est confrontée, trop souvent un flic dans l’exercice de ses fonctions, le transforme à tout jamais.

De nombreuses anecdotes, des souvenirs à tout jamais gravés de ce très riche parcours, complètent ce récit. (Georges a laissé, à son départ, 300 pages de mémoire).

Partout où Georges est passé, respecter la Marianne était sa devise. Qu’importe les menaces, il était indifférent, inflexible incorruptible. Quel que soit le danger, servir sa Patrie avant tout.

Savoir chaque jour se réveiller, remettre son uniforme avec la même fierté, car toi, policier de France, tu exerçais le plus beau métier du monde, ce métier tu l’aimais tant.

Savoir aussi apprécier ce moment quand tu rentres chez toi le soir, pouvoir embrasser ta femme et tes enfants avec ce soulagement de ne pas avoir fini ta journée en service de réanimation ou au fond d’une housse mortuaire.

Georges a pu retrouver avec quiétude son autre passion, la pêche, en suivant son épouse dans ses affectations au Bénin, aux Iles Fidji, en Guinée Equatoriale. Découvrir de somptueuses contrées, rencontrer des personnes, des peuples exceptionnels, mais FLIC encore et toujours dans l’âme.

Réhabiliter son père injustement condamné au procès de Malmédy, les Malgré-Nous, fut sa priorité dès son départ à la retraite.
Ne pas oublier ses racines, cet aïeul Léo PAPIRER

En famille, des plaisirs simples. Tout cela pouvait paraître insignifiant, un peu mièvre au regard de ce que tes collègues, toi-même viviez au quotidien. Mais la vie, la vraie, n’est-ce pas simplement çà ?