La nomination de Pap Ndiaye rue de Grenelle n’en finit pas de faire grincer les dents. En cause: la proximitĂ© de cet historien, spĂ©cialiste des minoritĂ©s, avec les idĂ©ologies dĂ©colonialistes, antiracistes et indigĂ©nistes. Perçu par Emmanuel Macron comme un simple «universaliste», le ministre voit ses dĂ©clarations passĂ©es dissĂ©quĂ©es par journalistes, intellectuels et autres politiques. À commencer par l’ex-candidate RN Ă  la prĂ©sidentielle, Marine Le Pen: «Pap Ndiaye est un universitaire de talent, qui a beaucoup travaillĂ© sur les sujets qu’il porte. (..) Mais je le vois mal changer d’avis, et dire qu’il n’y a pas de racisme systĂ©mique en France», a-t-elle dĂ©clarĂ© lundi soir, lors d’une confĂ©rence de presse dans les Bouches-du-RhĂŽne. Et d’ajouter: «Il a quand mĂȘme juste comparĂ© la police aux coupables de la rafle du Vel d’Hiv. On ne peut pas dire que c’est un homme de modĂ©ration». Le successeur de Jean-Michel Blanquer Ă  l’Éducation a-t-il vraiment comparĂ© les forces de l’ordre aux coupables de la rafle du VĂ©lodrome d’Hiver, oĂč plus de 13.000 Juifs ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s Ă  Paris du 16 au 17 juillet 1942, en pleine Seconde Guerre mondiale? Et qu’aurait-il voulu dire Ă  ce moment-lĂ  ?

L’article du Figaro ici

(Merci Yann Bourguignon)