Choquant. Mensonger. Indigne. Contre-productif.

Voilà donc le genre d´instruction venue tout droit du ministère et/ou de la direction générale.
Ces instructions qui typiquement faussent la réalité et détruisent le sens du métier des policiers.

Voici ce qu’on demande aux collègues de sécurité publique.

Il y a donc des directeurs, puis un Commissaire chef de service, puis un Officier chef d’unité… qui se sont dit que c’était une bonne idée, une bonne manière de soutenir leurs troupes, une bonnes façon de les défendre que d’accepter et relayer cette instruction indigne du combat nécessaire contre les dangers réels des rodéos urbains ?
Des encadrants qui n’ont pas eu honte, ne se sont pas opposés, n’ont pas objecté durant leur réunion de tableurs excels en chaussures vernis, à glands et en cravates.

Au point que plusieurs collègues du CEA littéralement dégoûtés de devoir participer à cette mascarade politique nous ont saisis.

Pendant qu’on demande aux petites mains de la police nationale de s’acquitter de mentir à la population pour que le ministre puisse annoncer ses chiffres bidons aux journalistes, ces officiers et commissaires seront gratifiés et remerciés en « indemnité de responsabilité et de performance » (la fameuse IRP) à Noël. En vrai, c’est surtout une prime « Indigne de la Roublardise et du pipeau ».

Linda Kebbab

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