HIÉRARCHIE

Bien sûr il y a des commissaires qui ont les yeux rivés sur leurs tableaux Excel et qui vous harcèlent pour obtenir du résultat.

Bien sûr il y en a qui ne comprennent rien à votre boulot de flics, ne portent pas leur arme, et n’ont jamais arrêté personne.

Bien sûr il y en a qui sont rigides, coincés dans leur petit costume, leur petit tailleur, et pourtant submergés par un ego démesuré.

Mais…il y a aussi des vrais « patrons ».

Des types en or, courageux, accessibles, intelligents et surtout profondément humains.

Je les rencontre souvent. Ces patrons qui m’appellent quand leurs gars ont tiré, qui les accompagnent à l’Igpn, qui prennent le temps d’écrire une manière de servir personnalisée pour soutenir leurs effectifs quand tout le monde les lâche.

Ces patrons qui ont compris qu’il n’y avait que deux sortes de chefs : ceux qui disent « en avant » et ceux qui disent « suivez-moi », et qui n’imaginent pas une seconde laisser leurs gars passer devant quand il y a du danger.

Ces patrons qui savent qu’on ne peut pas se dire chef, exiger un titre et ne pas assumer les responsabilités qui l’accompagnent, ne pas être exemplaire.

On dit souvent du mal de la hiérarchie parce que certains comportements jettent le discrédit sur tout un corps.

Pourtant j’en rencontre souvent des vrais patrons…jusqu’aux bancs du tribunal. Et ils font honneur à leur titre !

Je peux vous dire qu’en cette période troublée, c’est un bonheur de pouvoir compter sur eux.

Maître Laurent-Franck Lienard

(Merci Rudy van Cappellen)