Les policiers toulousains sont priés de ne plus prendre en chasse les véhicules récalcitrants. Une nouvelle note interne encadre strictement ce mode d’intervention. Des consignes « ambiguës » qui interrogent dans les rangs de l’institution.

Une voiture qui fonce à toute allure devant une patrouille de police, refusant le contrôle ? La scène se répète dans les artères de la ville rose et donne parfois lieu à des courses-poursuites spectaculaires. En première ligne, les services de police spécialisés dans le flagrant délit comme la BAC ou la BST. Les soirées toulousaines se terminent parfois avec perte et fracas, entre collisions et blessures pour les fonctionnaires.

Pour éviter un drame, le directeur départemental de la sécurité publique de la Haute-Garonne (DDSP), Jean-Cyrille Reymond, a envoyé une note à tous les services de la police nationale, mardi 27 décembre, afin de rappeler les règles relatives aux poursuites de véhicules en fuite et de limiter leur engagement. Une consigne nationale décidée au sein de la direction centrale de la sécurité publique.

Objectif : responsabiliser le policier et dédouaner l’institution de toute responsabilité en cas d’accident lié à une course-poursuite. « La grande majorité des fonctionnaires agissent déjà avec discernement », rappelle Fabien Depetris, secrétaire administratif d’Alliance-Police nationale en Haute-Garonne. Pour le syndicaliste, ces consignes sont déconnectées de la réalité du terrain. 

L’article de Valeurs Actuelles ici