Dans les commissariats comme dans les brigades spécialisées qui forment la PJ, l’investigation ne fait plus rêver. L’annonce de la réforme n’a pas convaincu la filière judiciaire, qui craint au contraire la fin d’une vocation à part.

Jusqu’à présent, ils avaient habitué à une certaine réserve. Il faut dire que dans la grande maison de la police nationale, ils ne pèsent pas grand-chose en matière d’effectifs –à peine 5.633 fonctionnaires sur près de 150.000 policiers et un taux de syndicalisation très faible. Difficile donc d’imaginer l’ampleur de la gronde provoquée par l’annonce de la réforme de la police judiciaire, dont l’objectif affiché est de mettre un terme à un fonctionnement «en tuyaux d’orgue». C’était sans doute oublier que la police judiciaire est avant tout une grande famille prête à s’unir contre ce qu’elle estime menacer la survie de l’investigation.

L’article de Slate ici

(Merci Yann Bourguignon)