🇫🇷 Beauvais. 6 mois avec sursis pour le lycéen qui a brisé mardi la mâchoire d’un enseignant

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Le jeune homme qui a brisé mardi la mâchoire d’un enseignant du lycée Corot comparaissait au tribunal. Condamné, il pourrait aussi être exclu de l’établissement.

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🇫🇷 «Balance ton métro» : des femmes racontent leur agression sexuelle dans les transports

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Des dizaines de victimes témoignent ce mercredi sur les réseaux sociaux des agressions sexuelles et du harcèlement dans les transports. Un collectif féministe demande à la RATP de protéger davantage ses clientes.

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🇫🇷 Plus de 123.000 demandes d’asile en France en 2018 (bilan définitif)

 

 

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Plus de 123.000 personnes ont demandé l’asile en France en 2018, selon les chiffres définitifs publiés ce mercredi par l’Ofpra qui font apparaître une forte hausse venue d’Afghanistan, devenu premier pays de provenance des demandeurs d’asile.

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🇫🇷 Val-d’Oise. Un homme de 72 ans interpellé après avoir tué et traîné son chien en pleine rue à Argenteuil

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Mardi 23 avril, un homme de 72 ans a été interpellé après avoir tué et traîné son chien dans les rues d’Argenteuil (Val-d’Oise). Il a été hospitalisé en psychiatrie.

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🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿 Coupe d’Angleterre : plus de champagne au vainqueur par respect pour les musulmans

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Alors qu’elle avait l’habitude de distribuer une caisse de champagne au vainqueur de la Cup, la fédération anglaise va stopper cette tradition dès cette année, explique le Daily Mail. L’instance a fait ce choix pour ne pas offenser les joueurs musulmans.

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🇫🇷 Tags à Landivisiau. Rassemblement de soutien devant la gendarmerie samedi 27 avril

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Le comité des Amis de la gendarmerie a décidé d’organiser un rassemblement de soutien samedi 27 avril à 10 h devant la brigade de Landivisiau après la découverte, lundi, de tags haineux sur les murs de la gendarmerie.

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Les médicaments contrefaits déferlent sur le monde

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Le nombre d’incidents liés à la prise de faux médicaments a crû de 60% en cinq ans dans le monde, s’alarme une ONG ce mercredi. Un marché plus juteux que le trafic de drogue qui touche désormais toutes les zones du monde, France comprise.

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🇫🇷 Le préfet de Paris aurait demandé de démuseler les chiens d’attaque pour l’acte 24

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Il a été ordonné par le préfet de Paris, Didier Lallement, de démuseler les chiens d’attaque lors des manifestations des Gilets jaunes prévues le samedi 27 avril, selon le Canard enchaîné. L’hebdomadaire ajoute également qu’il a été demandé d’augmenter le nombre de policiers à moto.

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🇫🇷 Témoignage de la mère d’un Policier de la BAC qui s’est suicidé

Bonjour,

Je suis Dominique C. et mon fils Jean-François B, policier à la BAC départementale du Rhône s’est suicidé le 4 avril dernier à l’âge de 38 ans. D’abord rongée par la colère, j’ai noirci plusieurs pages de remords, d’accusations et des blâmes divers et variés visant l’administration. Si cette démarche cathartique m’a aidée depuis que j’ai enterré mon fils, elle n’est malheureusement d’aucun secours pour ses collègues encore en service.

C’est donc pour aider notre Police dont la France a tant besoin que je vous livre aujourd’hui mon témoignage en tant que fille de policier et mère du 24ème suicidé de la police nationale depuis ce début d’année 2019. Je ne vous garantis pas que les paragraphes à suivre seront totalement objectifs mais j’ose espérer que la douleur d’une mère en deuil ne compromettra pas mon point-de-vue.

D’autant que je me souvienne, Jean-François a toujours voulu rejoindre les forces de police comme son grand-père et son père avant lui. Conscient des difficultés du métier, il avait tout de même décidé de consacrer sa vie à servir ses concitoyens et à maintenir l’ordre en France. Cela ne l’a d’ailleurs pas empêché de fonder une famille et de mener une vie simple et heureuse avec son épouse et ses quatre enfants. Dix-huit années durant, il a donc su mener une vie personnelle épanouie tout en endossant les responsabilités de l’uniforme. Mais cet uniforme qu’il portait d’abord avec fierté devenait de plus en plus lourd au fil des ans avant de devenir un véritable fardeau ces derniers mois ; fardeau qui finit par fragiliser son mental mais aussi son cocon familial.

Des anecdotes qui témoignaient de ce malaise, j’ai pu en entendre des dizaines au cours des déjeuners de famille, mais Jean-François tout comme ses collègues prenaient toujours soin de ne pas s’épancher sur le sujet. Quand on est policier, on ne se plaint pas. C’est comme ça. Malheureusement, c’est maintenant que l’irréparable est arrivé que je me rends compte de l’étendue des dégâts dans la police. Comme dans les romans noirs, ces petites anecdotes disséminées au gré des conversations et qui n’ont fini par faire sens que lors du dénouement tragique de l’histoire de Jean-François.

Jean-François mais aussi ses collègues, tous témoignent des mêmes choses. Il y’ a d’abord les manques de moyens. Je commence par cela car c’est peut-être, et c’est triste à dire, le moins grave. Il faut dire que Jean-François savait en jouer. Nous nous régalions en effet de ces histoires ubuesques où ses collègues et lui prenaient en chasse une grosse cylindrée allemande à bord de leur ridicule citadine au contrôle technique périmé, de ces automobilistes qu’il devait verbaliser pour des infractions mineures alors que lui-même conduisait une voiture de service aux pneus lisses ou encore de l’unique téléphone cellulaire mis à disposition pour une équipe de 6 agents ! Pendant des années, ces manques de moyens n’ont su entamer son enthousiasme et son professionnalisme. Dans la police comme ailleurs, on apprend à faire avec les moyens du bord… dans la limite du raisonnable.

En effet, manquer de moyens techniques c’est une chose qui peut parfois faire sourire mais manquer de moyens humains au point de cumuler plus de 150 heures supplémentaires (en moyenne) non payées et non compensées cela devient dramatique. Dramatique au point que les corps et les esprits finissent par céder sous la fatigue et la pression.

Soyons d’accord, la police n’est pas la seule à devoir accomplir sa mission avec des moyens humains et techniques sous-dimensionnés. Mais alors comment expliquer cette vague de suicides ? L’explication tient en deux mots : reconnaissance et respect. La police française n’inspire plus le respect et sa mission n’est plus reconnue. Cependant, ne nous arrêtons pas aux mouvements sociaux récents qui ont été le théâtre de provocations aussi ignobles qu’inacceptables (crier à des policiers en uniforme d’aller se suicider ? Vraiment ?) pour conclure qu’il s’agit d’un mal conjoncturel. En effet, depuis quelques années, tous les témoignages d’agents de polices se recoupent quels que soient leur grade, leur âge ou leur affectation. S’ils ont appris à vivre avec les menaces inhérentes à leur profession, celles-ci ont cependant pris des dimensions hors-normes et le drame de Magnanville en est le meilleur exemple. Mais à ces menaces déjà représentatives de l’irrespect de l’uniforme viennent s’ajouter un sentiment relativement nouveau mais bien plus insidieux et destructeur pour ceux qui le subissent : le mépris. De l’automobiliste en infraction au manifestant excité en passant par le délinquant de bas-étage, tous ont pris l’habitude de provoquer l’agent qu’ils ont en face d’eux et de le provoquer à l’extrême. Ces « citoyens» ont compris qu’ils sont en position de force puisque les flics n’ont pas le droit à l’erreur. Si ces derniers osaient oublier une seconde leur uniforme pour réagir de manière humaine à la provocation, smartphones et réseaux sociaux sauraient les punir sévèrement au travers de vidéos et témoignages à charge.

Mais comme évoqué plus haut, le manque de respect n’est pas tout. Il s’accompagne d’un manque de reconnaissance qui certes se remarque tous les jours dans la rue mais aussi en « arrière-boutique ». Comment se sentir reconnu dans son travail quand, votre affaire est classée sans suite par un juge d’instruction qui aura pris 10 minutes pour lire en diagonale un dossier qui vous a demandé plusieurs jours de travail ? Comment se sentir reconnu dans votre travail quand votre « client » sort libre du commissariat alors que vous êtes en train d’appeler votre femme pour la prévenir que vous rentrerez bien plus tard que prévu car vous devez terminer la paperasse relative à cette affaire ? Comment se sentir reconnu alors que vous préférez dire dans votre vie personnelle que vous êtes fonctionnaire et non policier au risque d’essuyer de copieuses moqueries voire insultes ? Le manque de reconnaissance finit par briser des esprits déjà fragilisés par la menace grandissante qui pèse sur leur profession.

C’est donc quoi la police en 2019 ?

Des manques de moyens techniques et humains au-delà de l’acceptable qui affaiblit les corps de ses agents ? Pas seulement. C’est aussi un manque de respect et de reconnaissance qui gangrène l’esprit des troupes et qui, dans un milieu où parler de ses problèmes relève de l’aveu de faiblesse, poussent certains à commettre l’irréparable. D’abord un, puis deux, puis trois. Tant que ce sont des numéros au JT de 20h, on pense que ce ne sont des statistiques et on essaye de ne pas y penser. Puis vient le numéro 24. Mais cette fois c’est Jean-François. Les statistiques disparaissent et laissent place au drame. Un drame avec lequel nous allons devoir vivre comme 27 autres familles depuis Janvier. Des familles en deuil parce que la police est malade. Alors que faisons-nous ? On demande à toutes les familles de policiers de croiser les doigts pour que ce ne soit pas leur tour ? Croyez-moi ça ne marche pas. Dieu sait que j’ai essayé. Ou alors on passe réellement à l’action et on donne à la France la police qu’elle mérite.

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