À Alès, quatre jeunes sont pris pour cible par deux individus à moto armés d’une arme automatique. Un adolescent de 15 ans est blessé par balle au mollet. L’enquête s’oriente vers le trafic de stupéfiants, les victimes étant soupçonnées d’être des « jobeurs » recrutés pour tenir un point de deal.

Alès : un adolescent de 15 ans blessé par balle lors d’une fusillade près d’une école
Une attaque à l’arme automatique a visé quatre jeunes dans le quartier des Prés Saint-Jean, ce mardi après-midi. Un mineur a été touché au mollet. L’enquête pour tentative de meurtre en bande organisée s’oriente vers le trafic de stupéfiants, relate Le Midi libre.
Quatre jeunes pris pour cible en pleine journée
L’alerte est donnée ce mardi 6 janvier, entre 13 h 30 et 14 heures, rue Marcel-Paul, dans le quartier des Prés Saint-Jean d’Alès. Quatre jeunes, dont deux mineurs et deux majeurs, se trouvent sur le parking de la Direction des moyens généraux de la municipalité, jouxtant la cantine de l’école Germaine-Tillion. Une moto s’approche du groupe, effectue un premier passage, puis revient vers eux.
Le passager descend du deux-roues et pointe une arme automatique en direction des quatre personnes. Ces dernières prennent immédiatement la fuite vers le couloir de la cantine. L’individu armé déclenche alors une rafale de plusieurs projectiles. Un adolescent de 15 ans est atteint au mollet gauche, traversé par une balle. Selon Abdelkrim Grini, procureur de la République d’Alès, son pronostic vital n’est pas engagé. Il a été transporté au centre hospitalier local pour y recevoir des soins.
Fuite immédiate des assaillants vers le nord du département
Les deux agresseurs, toujours à bord de leur moto, ont quitté les lieux immédiatement après les tirs. Christophe Rivenq, maire d’Alès, indique que les images de vidéosurveillance municipale montrent qu’ils ont emprunté la direction du nord du département, en direction de La Grand-Combe.
Les polices municipale et nationale sont intervenues rapidement pour sécuriser le périmètre de l’attaque. Le site a été figé dans l’attente de l’intervention de la police scientifique, arrivée une heure après les faits.
Des victimes identifiées comme « jobeurs » du trafic de drogue
Quentin Larroque, substitut du procureur, s’est rendu sur place et a précisé le profil des victimes. Les quatre jeunes sont originaires de la région parisienne et se trouvent à Alès depuis peu de temps. Les premières auditions suggèrent qu’ils seraient des « jobeurs », ces personnes recrutées via internet pour travailler sur des points de vente de stupéfiants.
Ce mode opératoire rappelle celui de nombreux prévenus jugés récemment en comparution immédiate au tribunal d’Alès. Une enquête pour tentative de meurtre en bande organisée a été ouverte. Les enquêteurs de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) sont mobilisés pour élucider cette affaire qui porte la marque du narcotrafic.
Les écoliers mis en sécurité, aucun enfant dans la cantine
L’attaque s’est déroulée à proximité immédiate de l’école Germaine-Tillion, dont la cantine jouxte le parking où se trouvaient les victimes. Christophe Rivenq s’est rendu dans l’établissement pour rassurer les équipes éducatives et les familles. Il a précisé que les enfants avaient été mis en sécurité dans les salles de classe dès l’audition de la fusillade, sans procédure de confinement formelle.
Lorsque les jeunes pris pour cible se sont réfugiés dans le réfectoire, aucun écolier ne s’y trouvait. Seul du personnel municipal effectuait le nettoyage et la vaisselle. Quelques enfants se trouvaient dans la cour de récréation, mais à distance du bâtiment servant de cantine. Aucun élève n’a été blessé ni directement exposé aux tirs.





Et voilĂ oĂą mène le trafic de stupĂ©fiants… Les ados sont les guetteurs, les livreurs….