Face au danger des airbags Takata, plusieurs grandes enseignes de centres-auto refusent désormais toute intervention sur les véhicules concernés. Plus de 2,5 millions de voitures sont encore en attente de remplacement en France.

Les centres-auto tirent la sonnette d’alarme
Nouveau coup de pression dans le scandale des airbags Takata. Selon les informations du Progrès, après Speedy, les réseaux Norauto, Feu Vert et Roady refusent à leur tour d’accueillir les véhicules toujours équipés de ces dispositifs défectueux. Ces airbags, installés sur des modèles construits entre 1998 et 2019, présentent un risque majeur : en cas de déclenchement, ils peuvent projeter des fragments métalliques, causant de graves blessures voire la mort.
Les enseignes expliquent vouloir protéger leurs clients et leurs employés. « Il vous appartient de vérifier si votre véhicule fait l’objet d’un rappel constructeur avant toute intervention dans nos centres », prévient Speedy dans un communiqué.
Un rappel massif en cours
En France, le ministère des Transports estime à 2,5 millions le nombre de véhicules encore équipés d’airbags Takata à remplacer, dont 1,7 million en situation dite stop drive — une interdiction pure et simple de circuler avant réparation.
Les constructeurs ont l’obligation de procéder au remplacement gratuitement et sans délai. Un site officiel permet aux automobilistes de vérifier si leur véhicule est concerné, marque par marque, et de prendre rendez-vous avec un réparateur agréé.
Vers une interdiction généralisée
La décision des grandes enseignes pourrait faire boule de neige et inciter d’autres garages, y compris indépendants, à adopter la même politique. Pour le ministère, l’urgence est claire : tous les propriétaires doivent se mobiliser afin d’éviter de nouveaux drames liés à ce défaut de sécurité mondialement connu.
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