Oussama, 25 ans, est décédé de la rage à l’hôpital de Perpignan après d’atroces souffrances. Son ex-compagne, Sabrina, conteste l’hypothèse d’une contamination survenue en Algérie et demande aux autorités françaises de faire toute la lumière sur l’origine du virus.

Une mort brutale qui soulève des questions
Le décès d’Oussama, survenu le 25 septembre au centre hospitalier de Perpignan, continue de bouleverser ses proches.
Le jeune homme de 25 ans a succombé à la rage, une maladie virale rarissime en France, après plusieurs jours d’horribles souffrances.
Alors que l’autopsie doit encore confirmer les circonstances exactes de sa contamination, son ancienne compagne, Sabrina, appelle à la transparence totale des autorités sanitaires.
« Il nous faut la vérité. Qu’on arrête de se focaliser sur l’Algérie et que la France assume que cela ait pu se produire ici, à Perpignan », confie-t-elle avec émotion.
« Oussama n’avait pas cette griffure dans le dos »
Aide-soignante, Sabrina rejette la thèse selon laquelle Oussama aurait été contaminé lors de son dernier séjour familial à Guelda, en Algérie, entre 2022 et février 2024, comme le relate Le Parisien.
Elle affirme que, lorsqu’il est revenu en France, son état de santé était normal et qu’aucune blessure suspecte n’était visible.
« La dernière fois que je l’ai vu, début septembre, il n’avait pas cette grande griffure dans le dos que les médecins m’ont décrite à l’hôpital », raconte-t-elle.
« On se disait tout. S’il avait été mordu par un chien ou griffé par un chat, il me l’aurait dit. »
Sabrina évoque un autre épisode qui, selon elle, pourrait mériter d’être examiné :
« En mai dernier, au travail, il a manipulé un rat. Il m’a même envoyé une photo. »
Une agonie insoutenable
Lorsque Sabrina a appris qu’Oussama avait été hospitalisé, il était déjà dans un état critique.
« Il souffrait de convulsions, ne pouvait plus avaler, bavait et se tenait la gorge. C’était insoutenable », se souvient-elle.
L’aide-soignante décrit des symptômes typiques de la rage : difficultés à boire, hypersalivation, spasmes musculaires et agitation extrême.
« Les médecins m’ont expliqué la situation, mais nous restons sans réponse sur l’origine exacte de la contamination », déplore-t-elle.
Une maladie rare mais toujours mortelle
La rage chez l’humain reste exceptionnelle en France : un cas est recensé tous les deux à trois ans, selon les autorités sanitaires.
Les contaminations sont quasiment toujours contractées à l’étranger, lors de morsures d’animaux infectés.
Aucun cas de rage transmise par un animal domestique en France métropolitaine n’a été recensé depuis plus d’un siècle.
Sabrina, vaccinée par précaution, se veut rassurante sur le risque de transmission :
« Tous les cas contacts ont été vaccinés. Moi aussi, j’ai reçu mes trois doses. »
Les autorités, de leur côté, continuent d’explorer toutes les pistes, en attendant les résultats de l’autopsie et des analyses virologiques.
« Pour qu’il repose en paix, il nous faut la vérité »
Entre chagrin et incompréhension, Sabrina peine encore à faire le deuil.
« Je n’ai pas pu voir son corps à l’hôpital. Quand je sors dans la rue, j’ai l’impression de le croiser. C’est un homme que je n’oublierai jamais. Depuis qu’il est parti, je ne mange plus, je ne dors plus », confie-t-elle.
Oussama a été inhumé à Guelda, en Algérie, auprès de sa famille.
Mais pour celle qui l’a aimé, la douleur ne s’apaisera pas tant que l’origine de sa contamination n’aura pas été identifiée.
« Pour qu’il repose en paix, il nous faut la vérité. »
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