Un technicien chargé d’installer des alarmes à Toulon a été interpellé pour avoir dérobé des bijoux chez plusieurs retraitées. Avec la complicité de son épouse, le couple aurait empoché 8 000 euros. Récit d’un abus de confiance.

Toulon : un installateur d’alarmes détroussait ses clientes retraitées
C’est le comble de la sécurité : censé protéger les habitations contre les cambriolages, un technicien en a profité pour voler ses propres clients. À Toulon, un installateur d’alarmes et son épouse devront répondre de leurs actes devant la justice après une série de vols de bijoux au préjudice de personnes vulnérables, relate Ici Provence.
L’affaire illustre parfaitement l’expression “faire entrer le loup dans la bergerie”. Entre l’été et l’automne dernier, plusieurs retraitées toulonnaises ont fait appel à une société de renommée nationale pour sécuriser leur domicile. En toute confiance, elles ont ouvert leur porte à un technicien mandaté par un sous-traitant pour l’installation du matériel. Loin de se douter des intentions de l’ouvrier, les victimes l’ont laissé opérer sans surveillance stricte.
Le loup dans la bergerie
Le mode opératoire de l’individu était particulièrement sournois. Pour ne pas éveiller les soupçons immédiatement, l’homme ne faisait pas main basse sur la totalité des biens de valeur. Il sélectionnait quelques pièces, ici une bague, là un collier, espérant que la disparition passerait inaperçue ou serait mise sur le compte d’un égarement par ses clientes âgées. Au total, le suspect a reconnu avoir fait entre cinq et sept victimes.
C’est le travail de recoupement du groupe cambriolage de la Sûreté départementale qui a permis de mettre fin à la série. En analysant les plaintes déposées entre août et septembre, les enquêteurs de la brigade d’atteinte aux biens ont relevé une coïncidence troublante : la présence du même technicien peu avant la constatation des vols.
Un préjudice estimé à 8 000 euros
L’enquête a également mis en lumière le rôle actif de l’épouse du technicien. Tandis que monsieur dérobait les bijoux lors de ses interventions professionnelles, madame était chargée de l’écoulement de la marchandise. Elle revendait l’or et les pierres précieuses dans des commerces spécialisés de rachat d’or. Ce petit manège aurait rapporté au couple la somme de 8 000 euros.
Le profil financier des mis en cause interpelle. Bénéficiaires d’aides sociales, ils avaient récemment fait l’objet d’une procédure de surendettement auprès de la Banque de France, effaçant plusieurs dizaines de milliers d’euros de passif. Cela n’a visiblement pas suffi à freiner leur appât du gain.
Interpellé à la mi-janvier, le couple a été placé en garde à vue. Ils seront jugés le mois prochain devant le tribunal correctionnel de Toulon pour répondre de ces abus de confiance et recels.
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