Dix personnes interpellées dans le Cantal pour trafic de drogue, dont une gendarme de 24 ans condamnée à deux ans de prison. L’enquête a permis la saisie de 500 g de cannabis et 70 g de cocaïne.

Trafic de stupéfiants dans le Cantal : une gendarme de 24 ans condamnée pour complicité
Dix personnes ont été interpellées à Saint-Flour au terme d’une enquête de plusieurs mois. Parmi elles, une jeune militaire accusée d’avoir aidé un réseau de trafiquants. Six prévenus ont déjà été condamnés, trois autres comparaissent ce mardi.
Une enquĂŞte de longue haleine
Les investigations ont débuté en mai 2024 dans le secteur de Saint-Flour, relate La Montagne. Les militaires de la gendarmerie ont progressivement identifié les membres d’un réseau de distribution de produits stupéfiants opérant dans le département. L’opération menée en début de semaine a abouti à l’arrestation simultanée de dix individus.
Les forces de l’ordre ont saisi lors de cette intervention 500 grammes de cannabis et 70 grammes de cocaïne. Environ 1 000 euros en espèces ont également été découverts, ainsi que du matériel technique comprenant notamment des drones.
Une militaire parmi les suspects
La présence d’une gendarme de 24 ans parmi les interpellés constitue l’élément le plus marquant de cette affaire. La jeune femme est soupçonnée d’avoir apporté son concours au réseau depuis septembre 2025. Elle aurait ainsi profité de sa position pour faciliter les activités illicites du groupe.
Jugée jeudi 15 janvier, elle a été condamnée à deux ans d’emprisonnement dont douze mois avec sursis. La peine prévoit la possibilité d’un aménagement. Contrairement aux autres prévenus, elle n’a pas été placée en détention. Le tribunal a également prononcé son interdiction définitive d’exercer dans la fonction publique.
Des condamnations variables
Six hommes âgés de 21 à 47 ans ont comparu le même jour dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Les peines prononcées s’échelonnent de deux ans et demi à trois ans de prison. Certaines condamnations incluent des périodes de sursis comprises entre six mois et un an.
Des amendes de 2 500 à 5 000 euros ont été infligées à plusieurs condamnés. Ces sanctions varient selon le degré d’implication de chacun dans le trafic.
Trois hommes en attente de jugement
Les trois derniers suspects ont été placés en détention provisoire. Leur comparution immédiate devant le tribunal correctionnel est programmée pour ce mardi 20 janvier. Ils devront répondre de leur participation présumée au réseau de distribution.
Cette affaire illustre la détermination des services d’enquête à lutter contre les trafics de stupéfiants, y compris lorsque des agents des forces de l’ordre sont impliqués. L’utilisation de moyens techniques sophistiqués par les trafiquants, comme les drones saisis, témoigne de l’évolution des méthodes employées.
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Bravo à nos FDO pour ces arrestations ces saisies, le démantèlement de ce réseau