À Quimper, les assises jugent un homme accusé d’avoir poignardé son ex-compagne à Brest en 2023. Elle décrit emprise, menaces, plaintes et survie.

Brest : une jeune femme raconte l’emprise et les violences avant la tentative de meurtre jugée aux assises
La cour d’assises du Finistère juge à Quimper un homme de 32 ans accusé d’avoir tenté de tuer son ex-compagne à Brest, en juin 2023. À la barre, la victime, 23 ans aujourd’hui, a détaillé une relation marquée selon elle par des violences répétées, des menaces et un isolement progressif, relate France Info.
Une agression au couteau le 18 juin 2023
Selon l’accusation, les faits se sont produits le 18 juin 2023 à Brest. L’homme est soupçonné d’être entré par effraction au domicile de son ancienne compagne et de l’avoir frappée de neuf coups de couteau, notamment à la gorge, au ventre et dans le dos, alors que leur enfant, âgé de trois ans, se trouvait sur place.
La jeune femme a expliqué avoir réussi à prendre la fuite et à se réfugier chez des voisins. Hospitalisée en urgence, elle a été placée en coma artificiel et est restée plusieurs jours dans un état jugé critique, les enquêteurs indiquant avoir craint pour sa survie.
Une relation commencée en 2018, puis la montée des violences
La victime est revenue sur le début de leur relation en 2018, alors qu’elle était mineure et en rupture familiale. Elle a aussi évoqué la situation administrative de son compagnon de l’époque, qu’elle a décrite comme irrégulière au moment des faits rapportés.
Elle a raconté une relation d’abord très fusionnelle, avant l’apparition, à partir de 2020, de violences qu’elle dit avoir subies de manière répétée. Elle a indiqué ne pas souhaiter d’enfant au départ, et a affirmé avoir été fortement influencée pour mener la grossesse à terme, son compagnon espérant, selon ses déclarations, faciliter l’obtention de papiers.
“Contrôle coercitif”, menaces et intrusions : ce que décrit le dossier
Policiers, experts et psychologues entendus à l’audience ont évoqué une spirale de violences et un phénomène d’emprise, avec un contrôle exercé au quotidien. La victime a décrit des menaces, des messages intimidants, des intrusions au domicile, ainsi que la disparition de clés et de documents d’identité dans la période précédant l’agression.
Elle a également indiqué avoir été progressivement isolée, avec des interdictions de voir ses proches. D’après les éléments évoqués à l’audience, la jeune femme avait déposé quatre plaintes depuis 2022, tandis que l’accusé faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français.
Verdict attendu mercredi
Le procès se poursuit à la cour d’assises du Finistère, à Quimper. Le verdict est annoncé pour mercredi.
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