À Rezé (Loire-Atlantique), un homme de 40 ans est mis en examen et écroué : son ADN correspond à deux dossiers, une tentative de viol (2018) et un viol (2024).

Rezé : un homme mis en examen après une correspondance ADN avec deux affaires sur les berges de la Sèvre
À Rezé, en Loire-Atlantique, un homme de 40 ans a été mis en examen pour viol et tentative de viol, puis placé en détention provisoire ce mardi 10 février. Selon les éléments de procédure, son profil ADN correspond à des prélèvements effectués dans deux dossiers distincts, restés non élucidés pendant plusieurs années, relate Ouest-France.
Un profil ADN resté “sans nom” pendant des années
Dans ces deux affaires, un ADN avait été prélevé puis enregistré, sans permettre d’identifier un suspect au moment des faits. L’avancée intervient début 2026, lorsque des correspondances positives sont signalées après l’exploitation d’un prélèvement réalisé dans un autre contexte judiciaire.
Le mis en cause, Mohammed L., 40 ans, a été présenté à un magistrat instructeur. Il a été mis en examen pour viol et tentative de viol, avant d’être placé en détention provisoire.
Juillet 2025 Ă Nort-sur-Erdre : une affaire de violences comme point de bascule
Les investigations repartent d’un dossier daté de juillet 2025, à Nort-sur-Erdre. Ce jour-là , un homme retrouve une femme rencontrée en ligne, avec laquelle il avait échangé puis perdu le contact, avant une nouvelle prise de rendez-vous.
Au cours d’une promenade en plein après-midi, l’homme exige une relation sexuelle, d’après la procédure. Face au refus de la jeune femme, il l’aurait saisie par les cheveux et frappée à plusieurs reprises ; un couteau aurait également été exhibé. Interpellé, il est ensuite jugé dans ce cadre, et un prélèvement ADN est effectué.
Rezé, 23 mars 2018 : une tentative de viol lors d’une agression en soirée
Premier dossier rattaché par l’ADN : le 23 mars 2018, à Rezé, sur les berges de la Sèvre, une joggeuse est agressée en soirée. Un homme agissant à visage découvert l’attrape au cou, selon les déclarations recueillies.
La victime, présentée comme pratiquant les arts martiaux, parvient à se dégager, à faire chuter l’agresseur et à le mordre à la main. L’homme revient une seconde fois, mais il est de nouveau neutralisé et finit par renoncer. Une incapacité totale de travail (ITT) de 15 jours est délivrée dans le cadre de cette tentative de viol.
Rezé, 23 juin 2024 : une agression nocturne et un viol, l’amie entend la scène au téléphone
Deuxième affaire : le 23 juin 2024, toujours sur les berges de la Sèvre, une jeune femme rentre à pied de nuit. Inquiète, elle téléphone à une amie pour rester en ligne pendant le trajet.
À l’autre bout du fil, l’amie entend une voix masculine demander une cigarette, puis des bruits de course. La victime est maîtrisée et violée, selon la plainte et les constatations. Elle se voit délivrer une ITT de trois mois, en raison de blessures physiques et d’un retentissement psychologique ; un ADN est également prélevé, sans correspondance à l’époque.
Lien ADN et suite judiciaire
Début 2026, les analyses font apparaître deux correspondances positives entre le profil du mis en cause et les prélèvements des dossiers de 2018 et 2024. L’exploitation de ce rapprochement conduit à son identification dans ces deux affaires.
Après sa mise en examen, Mohammed L. a demandé un délai, avant que son placement en détention provisoire ne soit ordonné ce mardi 10 février. Comme dans toute procédure en cours, la personne mise en examen est présumée innocente à ce stade.
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