Refus d’obtempérer : 515 policiers blessés en 2024. En 2025, 28 200 faits recensés (+11%) et hausse des cas aggravés. Point sur les chiffres et les enjeux.

Refus d’obtempérer : 515 policiers blessés en 2024, selon la police nationale
Les refus d’obtempérer se multiplient lors des contrôles en France, avec une progression des situations dites « aggravées ». La porte-parole de la police nationale évoque 515 policiers blessés en 2024 et une légère hausse des tirs sur des véhicules en mouvement entre 2023 et 2024.
515 policiers blessés lors de refus d’obtempérer en 2024
La porte-parole de la police nationale, Agathe Foucault, a indiqué mardi 10 février que 515 policiers ont été blessés en 2024 dans des contextes de refus d’obtempérer. Elle décrit une situation rencontrée « au quotidien » par les effectifs engagés sur le terrain, lors d’opérations de contrôle.
Ces prises de fuite, au moment où un conducteur refuse de se soumettre aux injonctions des forces de l’ordre, exposent les policiers à des risques directs. La porte-parole insiste sur le caractère injustifiable de ces blessures « dans le cadre d’une mission de police ».
Des refus plus nombreux, et davantage de cas « aggravés »
Au-delà du volume, la police met en avant l’évolution qualitative du phénomène. Les refus d’obtempérer « aggravés » — ceux qui exposent les autres usagers de la route à un risque de mort ou de blessures graves — représenteraient environ 22% des cas en 2025, contre 16% il y a moins de dix ans, selon Agathe Foucault.
La semaine précédente, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait également signalé une hausse des refus d’obtempérer. Le bilan communiqué fait état de 28 200 refus d’obtempérer en 2025, soit une augmentation de 11% sur un an.
Tirs sur véhicules : légère hausse en 2024, baisse sur le long terme
Dans ce contexte, la porte-parole de la police nationale indique que le nombre de tirs sur des véhicules en mouvement a légèrement progressé entre 2023 et 2024. Il serait passé de 79 à 87.
Elle souligne toutefois une tendance générale à la baisse sur plusieurs années : depuis 2019, ce total reculerait nettement, avec un niveau alors « de l’ordre de 150 ».
L’option du « tamponnement » écartée en France
Interrogée sur les pratiques d’interception utilisées au Royaume-Uni, où des véhicules de police peuvent percuter de manière contrôlée pour immobiliser une voiture, Agathe Foucault affirme que cette méthode n’est pas envisagée à ce stade en France. « Ce n’est pas aujourd’hui une option », a-t-elle déclaré.
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C’est aux parlementaires de faire une loi avec la plus grande sévérité en mettant au trou les voyous soutenus par certains politiques. C’est inquiétant ce grand nombre de délinquants de la route. Bon courage aux FDO