Quatre jeunes Suisses sont jugés à Glaris après avoir piégé un sexagénaire via un faux profil, puis cambriolé son domicile. Le verdict est attendu.

En Suisse, un “piège” au faux profil mène quatre jeunes devant la justice
Quatre hommes de 20 à 23 ans comparaissaient cette semaine devant le tribunal de Glaris, accusés d’avoir attiré un sexagénaire via un faux compte sur une plateforme de rencontre, avant de le suivre et de cambrioler son domicile. L’homme visé fait, lui aussi, l’objet d’une procédure pénale distincte pour des faits impliquant un mineur, relate Le Parisien.
Un faux compte au nom d’un adolescent
Selon les éléments évoqués à l’audience, les faits remontent à janvier 2024. Un groupe de jeunes hommes aurait créé un profil se présentant comme celui d’un garçon de 14 ans, afin d’entrer en contact avec un homme âgé de 67 ans. Au fil des échanges, des actes sexuels auraient été abordés, jusqu’à la fixation d’un rendez-vous en soirée à Haldenstein, à l’est de la Suisse.
Les prévenus ont expliqué avoir voulu “coincer” un homme qu’ils soupçonnaient de s’intéresser à des mineurs. L’un d’eux a reconnu devant le tribunal qu’ils auraient, selon ses mots, dû alerter la police plutôt que d’agir par eux-mêmes.
Plaque d’immatriculation relevée, adresse retrouvée
Toujours d’après l’accusation, le soir du rendez-vous, les quatre jeunes auraient croisé le sexagénaire, accompagné d’un mineur. Ils auraient relevé sa plaque d’immatriculation, puis retrouvé son adresse.
Deux d’entre eux seraient restés dans un véhicule pendant que trois autres se rendaient au domicile. Ils auraient pénétré dans le logement cagoulés et gantés, en étant munis de coups-de-poing américains.
Menaces, vidéo et objets dérobés
À l’intérieur, la scène aurait été filmée. Les intrus auraient exigé de l’argent ainsi que la carte SIM du téléphone du sexagénaire, tout en proférant des menaces, notamment à son encontre et, selon le dossier, à l’encontre de ses proches s’il prévenait la police.
Plusieurs objets auraient été emportés lors de la fuite : une cassette d’argent, un Vreneli en or, un sabre japonais, une tablette Samsung et une veste en cuir. Les accusés ont soutenu que les vols n’étaient pas prémédités, affirmant avoir agi sous le coup de l’émotion.
Une procédure aussi contre l’homme visé, verdict à venir
La procureure a estimé que les preuves étaient solides et a indiqué que le sexagénaire avait dû suivre un traitement psychiatrique, souffrant encore de conséquences. Parallèlement, l’homme fait l’objet d’une autre procédure pénale distincte portant sur une tentative d’actes sexuels sur mineur.
Au tribunal de Glaris, le ministère public a requis des peines privatives de liberté avec sursis, comprises entre 17 et 22 mois, ainsi que des amendes. Le jugement doit être communiqué par écrit.
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