À Nohic, dans le Tarn-et-Garonne, un retraité de 76 ans a abattu d’un seul coup de fusil un drone mandaté par la mairie pour inspecter les toitures communales. Convaincu d’être espionné par des cambrioleurs, le septuagénaire a été placé en garde à vue par les gendarmes de Grisolles.

Il abat le drone de la mairie d’un coup de fusil en croyant repousser des cambrioleurs
À Nohic, dans le Tarn-et-Garonne, un retraité de 76 ans a ouvert le feu sur un drone en mission officielle pour la commune, mardi 7 avril 2026 en milieu d’après-midi. Persuadé d’être la cible d’un repérage préalable à un cambriolage, il a neutralisé l’appareil d’un tir unique avant d’être interpellé et placé en garde à vue par les gendarmes.
Un drone municipal abattu en plein vol au-dessus de la salle des fĂŞtes
Il est environ 14h30 lorsque les faits se produisent dans ce village paisible de Tarn-et-Garonne, relate La Dépêche. Une entreprise mandatée par la municipalité effectue ce jour-là un audit aérien des toitures des bâtiments publics de la commune. Son opérateur fait évoluer un drone professionnel au-dessus des équipements municipaux sans rencontrer le moindre incident — jusqu’au survol de la salle des fêtes. Un coup de feu éclate soudainement. L’appareil, touché de plein fouet, s’écrase immédiatement. Un seul tir a suffi à le mettre hors d’usage.
La méprise d’un riverain convaincu d’agir pour se protéger
L’origine du tir est rapidement établie : un habitant du quartier, âgé de 76 ans, a saisi son fusil de chasse après avoir observé l’engin evoluer dans le ciel. Le retraité affirme avoir sincèrement cru que ce drone était utilisé par des individus malintentionnés pour repérer les habitations en vue d’un cambriolage. Face à ce qu’il percevait comme une menace directe contre sa propriété, il a décidé d’intervenir seul, sans chercher à vérifier la nature réelle de la mission aérienne.
Le maire tente de comprendre, la commune subit les dégâts
Alerté par un agent technique présent sur les lieux, le maire de Nohic s’est rendu auprès du tireur peu après l’incident. L’édile décrit le riverain comme une personne affable, mais reconnaît que la situation l’a visiblement dépassé. Le drone professionnel est désormais entièrement hors service, et son remplacement représente un coût non négligeable pour la collectivité. Aucun blessé n’est à déplorer.
Garde Ă vue et possibles suites judiciaires
Les gendarmes de la communauté de brigades de Grisolles ont pris en charge l’affaire dans les heures suivant l’incident. Le septuagénaire a été interpellé et placé en garde à vue afin que les enquêteurs puissent recueillir ses explications. La destruction d’un bien appartenant à une collectivité publique est susceptible d’entraîner des poursuites judiciaires, même lorsque la bonne foi de l’auteur semble avérée. L’enquête devra établir avec précision les conditions dans lesquelles le tir a été effectué et déterminer les éventuelles responsabilités.
(Merci Rudy van Cappellen)
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Tout à fait raison est-ce que la commune avait prévenue du survol de ce drone?
Chacun fait un peu trop de choses et n’importe quoi les règles sont pour tous!
« Entreprise mandatée par la Municipalité » ça ne semble pas appartenir à une collectivité publique, si ?