Lors du carnaval de Besançon, le collectif d’extrême droite Némésis a déployé une banderole établissant un lien entre violeurs et étrangers. La mairie a déposé une plainte pour provocation à la haine dès le lendemain.

Besançon : le collectif Némésis déploie une banderole au carnaval, la mairie saisit la justice
Une banderole du collectif féministe Némésis, mettant en cause les étrangers dans les affaires de violences sexuelles, a perturbé dimanche le carnaval de Besançon. La municipalité a réagi sans attendre en déposant une plainte pour provocation à la haine.
Un déploiement calculé en plein cortège
Dimanche, alors que les habitants de Besançon célébraient leur carnaval, des militantes du collectif Némésis ont suspendu une banderole de la hauteur d’un étage à la façade d’un immeuble donnant sur le défilé. Le message, décliné aux couleurs jaune et rouge du groupe, établissait un lien explicite entre les auteurs de violences sexuelles et les personnes étrangères, relate Le Parisien. Le collectif a revendiqué l’action sur le réseau social X, affirmant vouloir « informer les spectateurs sur les chiffres des violences sexuelles liés à l’immigration », vidéo à l’appui. Des pancartes portant des messages similaires auraient également été brandies dans le cortège.
La mairie porte plainte dès le lendemain
Dès le lundi 13 avril, la Ville de Besançon a officialisé le dépôt d’une plainte pour provocation à la haine. Dans un communiqué, la municipalité a fermement condamné les faits, réaffirmant son attachement aux « valeurs de respect et de vivre-ensemble ». La mairie est aujourd’hui dirigée par Ludovic Fagaut, élu sous étiquette Les Républicains, après près d’un siècle de gouvernance de gauche ou écologiste à la tête de la capitale franc-comtoise.
Une polémique qui s’inscrit dans la durée
Ce n’est pas la première fois que le collectif Némésis cible Besançon. Il y a deux ans, une action similaire lors du même carnaval avait déjà valu une plainte à ses militantes, déposée par l’ancienne maire écologiste Anne Vignot. En janvier 2025, cette dernière avait de nouveau saisi la justice après qu’une cérémonie des vœux municipale avait été perturbée par des membres du groupe. L’élue a réagi dimanche à la nouvelle banderole, dénonçant des « amalgames haineux » et rappelant que « le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit ».
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Comme quoi chez LR on n’y voit pas davantage.