Dans la nuit du 14 au 15 avril, une course-poursuite spectaculaire a mobilisé la BAC de Grenoble sur l’A48. Un conducteur sous stupéfiants a semé le chaos jusqu’au cœur de la ville, sa passagère jetant des bouteilles de protoxyde d’azote sur les policiers. Retour sur une nuit de violence et de rébellion.

Grenoble : une passagère bombarde les policiers de bouteilles de gaz lors d’une course-poursuite nocturne sur l’A48
Dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, une course-poursuite à hauts risques a mobilisé d’importants effectifs de la police grenobloise sur l’autoroute A48 et ses abords. Un conducteur en fuite, sous l’emprise de stupéfiants, et sa passagère ont semé le chaos sur plusieurs communes avant d’être finalement interpellés en plein cœur de Grenoble, aux alentours de 2 heures du matin.
Un père donne l’alerte
Tout commence par un appel d’urgence passé par un père de famille. Ce dernier vient d’assister, impuissant, au départ précipité de sa fille, jeune femme d’une vingtaine d’années, à bord du véhicule de son compagnon, relate Le Dauphiné. Inquiet du comportement du conducteur et du démarrage en trombe du véhicule, il choisit de le prendre en filature tout en maintenant le contact téléphonique avec les services de police, leur transmettant en temps réel la trajectoire du véhicule.
La BAC repère le véhicule sur l’A48
Guidés par les indications du père, des policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) de Grenoble localisent rapidement la voiture à hauteur de Sassenage, sur l’autoroute A48. Sommé de se ranger sur le côté et de se soumettre à un contrôle, le conducteur ignore l’injonction et appuie au contraire sur l’accélérateur. Dans le même temps, sa passagère commence à lancer des bouteilles de protoxyde d’azote par la vitre en direction du véhicule de police, cherchant visiblement à entraver sa progression.
Contresens, herses et fuite jusqu’à Grenoble
Des renforts sont immédiatement demandés. La course-poursuite s’étire sur plusieurs communes, de Saint-Égrève jusqu’à Voreppe, où le conducteur bascule soudainement sur la voie opposée, roulant à contresens sur l’autoroute dans un geste d’une extrême dangerosité. Les forces de l’ordre déploient deux herses successives pour l’immobiliser — sans succès. Le fugitif parvient à rejoindre Saint-Martin-le-Vinoux, franchit la Porte de France et s’engage dans les rues de Grenoble, avant que son véhicule ne s’immobilise finalement cours de la Libération, peu après 2 heures du matin.
Stupéfiants, résistance et garde à vue
À l’interpellation, les policiers découvrent du cannabis sur le conducteur. Le test de dépistage confirme qu’il conduisait sous l’emprise de produits stupéfiants. Loin de coopérer, les deux occupants opposent une résistance physique aux agents. Tous deux sont placés en garde à vue. Le conducteur est mis en cause pour refus d’obtempérer, détention et conduite sous l’emprise de stupéfiants. Le couple répond par ailleurs conjointement de violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique et de rébellion.
(Merci Yann Bourguignon)
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





FĂ©licitations aux policiers de la BAC pour leur engagement et l’arrestation
Bravo au père de la fille qui a eu la prĂ©sence d’esprit de prĂ©venir les FDO.
Ça aurait pu ĂŞtre catastrophique aussi bien pour les policiers que pour des usagers de l’autoroute….
Heureusement il n’y a pas eu de blessĂ©s
Un abruti irresponsable, tout comme la passagère
Censuré ?