Deux militaires disparus à Toulon depuis 2022 : une mère et son fils mis en examen pour homicide après la découverte d’ossements dans les Bouches-du-Rhône.

Deux militaires disparus à Toulon : une mère et son fils mis en examen pour double homicide
Trois ans après la disparition de deux soldats hébergés dans un quartier de Toulon, une famille est au cœur d’une enquête criminelle. Des ossements découverts dans les Bouches-du-Rhône pourraient lever le voile sur l’un des mystères les plus troublants du Var.
Des soldats portés disparus, une famille dans le viseur
Tout commence en mai 2022. Jacques Pakeso, 29 ans, originaire de Nouvelle-Calédonie, avait rejoint Toulon plusieurs mois plus tôt pour passer le concours d’entrée dans la Marine nationale. Hébergé par une famille dans le quartier de Claret, il donne son dernier signe de vie le 25 mai 2022. Aucune lettre, aucun appel, aucun message : il disparaît sans laisser de trace.
Ses proches le décrivent comme un homme discret, souriant, parfaitement équilibré, sans antécédents dépressifs ni comportement à risque. Son frère, marin lui aussi basé dans le Var, ne découvre l’absence de Jacques qu’à son retour de mission. Une plainte est aussitôt déposée. La gendarmerie maritime de Toulon prend en charge l’enquête, qui s’annonce longue et complexe.
Une deuxième disparition, même cadre, même famille
Peu de temps après, un autre militaire, Mike Gineste, disparaît à son tour dans des circonstances similaires. Lui aussi avait des liens avec la même famille toulonnaise. Ce rapprochement troublant oriente progressivement les investigations vers cet entourage familial.
En 2025, l’association ARPD (Assistance et Recherche de Personnes Disparues) est sollicitée par la famille Pakeso afin de relancer la médiatisation de la disparition et d’élargir l’appel à témoins. Les pièces du puzzle commencent alors à s’assembler.
Des aveux et des ossements
Les enquêteurs recueillent des témoignages déterminants, relate Var matin. Un membre proche de la famille suspecte finit par reconnaître que les deux militaires auraient été délibérément « éliminés ». Il indique également l’endroit où les corps auraient été dissimulés : les Bouches-du-Rhône, département voisin du Var.
Les recherches menées dans la zone désignée aboutissent à la découverte d’ossements humains. Des analyses ADN sont désormais en cours pour confirmer formellement l’identité des restes. Les résultats sont attendus avec une attention particulière par les familles des victimes présumées et les enquêteurs.
Mise en examen et détention provisoire
Le lundi 29 juin 2026, la mère de famille et son fils sont présentés à un juge d’instruction. Tous deux sont mis en examen pour les deux homicides présumés, ainsi que pour des faits de traite d’êtres humains, séquestration et violences. Ils sont placés en détention provisoire dans la foulée.
L’affaire prend une ampleur considérable : selon les informations de la presse locale, les faits reprochés à ces deux suspects ne se limiteraient pas aux deux militaires. D’autres victimes seraient concernées — au moins sept personnes — pour des actes de violences et de séquestrations commis entre 2011 et 2025. L’instruction judiciaire devrait permettre d’établir avec précision l’étendue exacte des faits.
Une enquête qui a traversé les océans
Ce dossier aura mobilisé des moyens considérables durant plusieurs années, avec des investigations menées simultanément dans le Var et en Nouvelle-Calédonie.
Les familles des deux soldats présumément décédés attendent aujourd’hui les résultats des analyses ADN pour obtenir la confirmation officielle du décès de leurs proches — et, peut-être, le début d’un deuil trop longtemps différé.
(Merci Rudy van Cappellen)
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Une famille discrète de serial killers ,il y a encore des des disciples de Landru, les proies étaient faciles, loin de chez elles. Une vraie perpétuité serait logique, à l’endroit de ces pervers.