Non-lieu pour Aurore Bergé dans l’affaire des crèches privées : la CJR estime qu’aucun faux témoignage n’est établi sur ses liens avec une lobbyiste.

Affaire des crèches privées : non-lieu pour Aurore Bergé, la CJR écarte tout faux témoignage
La Cour de justice de la République a prononcé un non-lieu en faveur d’Aurore Bergé. Les investigations n’ont pas établi de mensonge sous serment sur ses liens avec une représentante du secteur des crèches privées.
Une décision conforme aux réquisitions du parquet
La Cour de justice de la République (CJR) a rendu, jeudi 2 juillet, une décision de non-lieu au bénéfice d’Aurore Bergé dans le dossier des crèches privées, rapporte France Info. Saisie pour des faits présumés de faux témoignage devant une commission parlementaire, la juridiction a considéré que les éléments réunis ne permettaient pas de caractériser une infraction.
Le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, a indiqué que les investigations n’avaient pas démontré que la ministre avait menti sous serment. La CJR a ainsi suivi les réquisitions du parquet général, formulées le 20 mai, allant dans le sens d’un abandon des poursuites.
Une audition à l’origine de la procédure
L’affaire trouve son origine dans une audition d’Aurore Bergé, le 30 avril 2024, devant une commission d’enquête parlementaire. Interrogée sur ses relations avec Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches, la ministre avait affirmé ne pas entretenir de « lien personnel, intime ou amical » avec elle.
À la suite d’un signalement du bureau de l’Assemblée nationale, une information judiciaire avait été ouverte en janvier 2025 pour vérifier la sincérité de ces déclarations sous serment.
Des relations professionnelles mais pas de proximité établie
Les investigations ont confirmé l’existence de relations qualifiées de « poussées » entre les deux femmes dans un cadre professionnel. Selon une source judiciaire, ces échanges relevaient d’une activité de lobbying assumée par Elsa Hervy.
En revanche, les juges n’ont pas identifié d’éléments matériels permettant d’établir une relation personnelle ou intime. Aucun élément tel que des rencontres privées, des voyages ou des événements communs n’a été retenu pour caractériser une proximité au-delà du cadre professionnel.
Une affaire médiatisée depuis 2024
Le dossier avait pris une dimension publique après la parution, en septembre 2024, de l’ouvrage d’enquête « Les Ogres » du journaliste Victor Castanet. Celui-ci évoquait notamment l’hypothèse d’un accord informel entre Aurore Bergé et la représentante du secteur des crèches.
À l’issue de la décision, la ministre, aujourd’hui chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a affirmé que la justice reconnaissait l’absence de parjure. Par la voix de son avocate, elle indique se réserver la possibilité d’engager des poursuites contre toute mise en cause de sa probité.
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Un non lieu pour une élue, quelle surprise !