Un frère d’Adama Traoré condamné à huit mois sous bracelet pour violences et outrage à policiers lors d’une manifestation interdite à Paris en 2023.

Paris : un frère d’Adama Traoré condamné à huit mois sous bracelet électronique
Reconnu coupable de violences et d’outrage à l’encontre de policiers lors d’un rassemblement interdit en 2023, Yssoufou Traoré a été condamné à huit mois de prison aménagés. La défense annonce faire appel.
Une condamnation prononcée à Paris
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce jeudi 2 juillet Yssoufou Traoré, frère d’Adama Traoré, à huit mois d’emprisonnement sous bracelet électronique. Il a été reconnu coupable de violences et d’outrage à l’encontre de fonctionnaires de police lors d’une manifestation interdite organisée en juillet 2023 dans la capitale, relate BFMTV.
La juridiction a retenu la matérialité des faits, évoquant notamment un acte de violence apparaissant sur plusieurs enregistrements vidéo. En complément de la peine, le prévenu devra verser des amendes pouvant atteindre 1.100 euros à plusieurs policiers.
Une manifestation sous tension
Les faits se sont déroulés dans un contexte particulièrement tendu, quelques jours après la mort de Nahel Merzouk et les émeutes survenues dans plusieurs quartiers. Les autorités avaient interdit le rassemblement annuel en mémoire d’Adama Traoré dans le Val-d’Oise.
Les organisateurs avaient alors appelé à un regroupement place de la République à Paris le 8 juillet 2023, lui aussi interdit. C’est dans ce cadre que les incidents ont eu lieu.
Selon l’accusation, Yssoufou Traoré aurait outragé une commissaire, porté un coup à un fonctionnaire de police et opposé une résistance lors de son interpellation intervenue plus tard à proximité de la gare de l’Est.
Des versions opposées
À l’audience, le prévenu a contesté les faits, affirmant ne pas avoir frappé de policier. Il avait également expliqué s’être débattu lors de son interpellation, invoquant la peur.
Interpellé après la dispersion du rassemblement, il avait été blessé, avec notamment une fracture du nez et une incapacité totale de travail de dix jours. Une plainte avait été déposée auprès de l’IGPN, finalement classée sans suite.
Réactions et appel annoncé
À l’issue du jugement, son avocat, Me Yassine Bouzrou, a annoncé faire appel de la décision, dénonçant une procédure contestable. Sa sœur, Assa Traoré, a également critiqué un traitement judiciaire qu’elle estime défavorable à leur famille.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte toujours sensible autour de la mort d’Adama Traoré en 2016, qui a donné lieu à un non-lieu concernant les gendarmes impliqués.
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Et moi qui croyais que les méchants violents voire tueurs, racistes, c’était les policiers !!