Accusé de deux tentatives de meurtre, un homme a été libéré à Rouen. Le parquet dénonce une erreur manifeste.

Rouen : un accusé de deux tentatives de meurtre libéré malgré une erreur dénoncée par le parquet
La cour d’appel de Rouen a remis en liberté un homme de 20 ans poursuivi pour deux tentatives de meurtre. Le parquet général parle d’une erreur manifeste.
Une décision qui fait polémique
La décision a immédiatement provoqué de fortes réactions, relate BFMTV. Jeudi 2 juillet, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rouen a ordonné la remise en liberté d’un homme de 20 ans mis en cause pour deux tentatives de meurtre sur deux victimes.
Le parquet général a contesté cette décision et évoque une « erreur manifeste d’appréciation ». Selon l’accusation, la gravité des faits reprochés rendait cette remise en liberté difficilement compréhensible.
Un vide juridique en cause
Les magistrats se sont appuyés sur une faille législative apparue après une censure du Conseil constitutionnel concernant certaines dispositions applicables aux mineurs. Le problème, relevé dans cette affaire, est que le texte visé ne concernait que les mineurs.
Or, l’homme libéré était majeur au moment des faits. C’est précisément ce décalage qui alimente aujourd’hui les critiques autour de cette décision et renforce l’idée d’un dysfonctionnement judiciaire.
Des faits graves à Bourg-Achard
Les faits reprochés remontent à la nuit du 15 au 16 janvier 2024, à Bourg-Achard, dans l’Eure. Selon les éléments rapportés, l’homme est accusé d’avoir tenté de tuer deux jeunes hommes lors d’une rixe alcoolisée.
Les deux victimes ont réussi à prendre la fuite malgré leurs blessures. Le suspect était en détention provisoire depuis le 19 janvier 2024 avant cette remise en liberté.
Un contrôle judiciaire très strict
L’intéressé n’est pas libre sans contraintes. Il doit respecter un contrôle judiciaire strict, avec interdiction de sortir à certaines heures, obligation de pointage quotidien et interdiction de contact avec les victimes.
Son avocat estime que cette mesure est la plus stricte qu’il ait connue dans sa carrière, tout en affirmant que son client va tenter de se réinsérer. Mais il reconnaît aussi qu’un retour en détention reste possible dans les mois à venir.
Une affaire encore loin d’être terminée
Le parquet général a formé un pourvoi en cassation, ce qui peut prolonger l’incertitude judiciaire pendant plusieurs mois. En attendant, la décision de Rouen reste au centre des critiques, car elle place au premier plan une erreur d’interprétation du droit.
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