Dans le Morbihan, un chien meurt traîné par une voiture sur plusieurs centaines de mètres. Une enquête pour acte de barbarie a été ouverte.

Un chien meurt traîné par une voiture dans le Morbihan : une enquête ouverte pour acte de barbarie
Une scène d’une violence rare a bouleversé deux témoins jeudi 9 juillet 2026 à Locqueltas, dans le Morbihan. Un chien, attaché à une corde, a été traîné à vive allure derrière une voiture avant de succomber. Une enquête a été ouverte pour acte de barbarie envers un animal.
Une scène insoutenable en pleine rue
Vers 19h45, un jeune couple originaire de Plaudren s’apprêtait à récupérer des pizzas à la sortie du bourg de Locqueltas lorsqu’il a vu une Renault Clio arriver face à lui, coffre ouvert, roulant à une vitesse qu’il a jugée extrêmement élevée, relate Ouest-France.
Attaché par le cou à une longe, un chien de type berger croisé était traîné sur le bitume derrière le véhicule. Les témoins racontent avoir d’abord entendu l’animal hurler de douleur avant même de l’apercevoir, comme s’il se trouvait dans cette position depuis un long moment. Le chien, décrivent-ils, ne se débattait plus et glissait sur la route “comme une couverture”.
La voiture a ensuite franchi plusieurs dos-d’âne toujours à grande vitesse, provoquant des rebonds visibles de l’animal, qui a cessé de se manifester peu après.
Une course-poursuite jusqu’à la découverte du corps
Choqués par la scène, les deux témoins ont immédiatement entrepris de suivre le véhicule tout en contactant les forces de l’ordre via le 17. Après l’avoir momentanément perdu de vue, ils ont fini par localiser la Clio, stationnée dans un lotissement à plusieurs centaines de mètres du lieu des faits.
Le chien, toujours attaché à la corde, était mort à leur arrivée.
Une plainte déposée pour acte de barbarie
Alors que les témoins attendaient l’arrivée des gendarmes, la fille du conducteur est venue sur place, visiblement bouleversée. Selon les témoins, elle a détaché l’animal et l’a recouvert d’une couverture, faisant preuve de dignité face à la gravité de la situation.
Pour Agnès Dumont, présidente de l’association Un croc d’espoir et déléguée de l’Association de protection animale (Apa), la qualification retenue est insuffisante : elle évoque un acte de barbarie et non une simple maltraitance. Dès le lendemain des faits, elle a déposé une plainte auprès de la gendarmerie de Saint-Avé, avec constitution de partie civile.
Une enquête ouverte, des témoins marqués
Une enquête est désormais en cours. Les deux témoins espèrent qu’elle aboutira à des poursuites judiciaires et qu’elle contribuera, par leur témoignage, à faire évoluer la prise en compte de la souffrance animale. Ils soulignent que le conducteur ne pouvait ignorer que le coffre de son véhicule était ouvert.
Les témoins souhaiteraient également connaître le sort réservé au corps de l’animal, afin qu’une sépulture digne puisse lui être donnée. Ils disent rester marqués par leur impuissance face à la scène, ainsi que par l’absence apparente d’empathie du conducteur une fois rentré chez lui.
(Merci Rudy van Cappellen)
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