Laissé libre par le JLD, un homme condamné pour avoir percuté la BAC à Lyon prend la fuite avant sa peine de prison ferme.

Lyon : il percute la BAC, écope de trois ans et dix mois de prison ferme et prend la fuite avant le verdict
Condamné à une lourde peine de prison pour avoir délibérément percuté un véhicule de la BAC et blessé deux policiers, un homme a profité d’une suspension d’audience pour s’échapper du tribunal, quelques jours après avoir été laissé libre sous contrôle judiciaire, rapporte Lyon Mag.
Une condamnation à trois ans et dix mois de prison
Le tribunal judiciaire de Lyon a rendu son jugement ce lundi 24 août dans l’affaire du refus d’obtempérer ayant blessé deux fonctionnaires de la brigade anticriminalité (BAC). Le prévenu a été reconnu coupable de l’intégralité des faits qui lui étaient reprochés, y compris les charges qu’il contestait devant la juridiction.
Les magistrats ont prononcé une peine de trois ans et quatre mois d’emprisonnement ferme. À cette sanction s’ajoute la révocation partielle, à hauteur de six mois, d’un sursis issu d’une précédente condamnation. Au total, l’homme devra donc purger trois ans et dix mois de détention.
Le tribunal a complété sa décision par une interdiction d’éligibilité de cinq ans et une interdiction de conduire tout véhicule à moteur pendant trois ans.
Une fuite avant l’énoncé du verdict
Le condamné n’a toutefois pas entendu la lecture de la décision. Il a mis à profit une interruption de séance, juste avant le délibéré, pour quitter les lieux et échapper à la justice. Les autorités ont depuis délivré un mandat d’arrêt à son encontre.
Le rôle du JLD à nouveau critiqué
Cet épisode relance les critiques du syndicat Alliance Police Nationale à l’égard de la décision du juge des libertés et de la détention (JLD), qui avait choisi de laisser l’homme libre sous contrôle judiciaire quelques jours après les faits. Pour le syndicat, “s’il avait été placé en détention par le juge des libertés et de la détention, il aurait été incarcéré”.
Présent au tribunal pour soutenir les policiers blessés, Alliance salue néanmoins “une décision ferme” qui rend, selon lui, “justice” aux fonctionnaires de la BAC. Le syndicat affirme ne pas douter d’une interpellation rapide du fugitif.
Retour sur les faits : deux policiers blessés
L’affaire remonte à la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 août, vers 2 heures du matin, avenue Tony-Garnier, dans le 7e arrondissement de Lyon. Un équipage de la BAC intervenait alors au sujet d’une Renault Clio signalée volée.
Alors que les policiers tentaient de se positionner à l’intersection des avenues Tony-Garnier et Debourg pour éviter une collision, le conducteur aurait volontairement percuté leur véhicule au niveau de l’arrière. Deux policiers ont été blessés au dos et aux cervicales et transportés à l’hôpital, sans que leur pronostic vital ne soit engagé.
Lors de leur interpellation, les occupants de la Clio se sont rebellés. Le conducteur circulait par ailleurs sans permis de conduire et présentait un état d’ivresse manifeste.
Une remise en liberté déjà contestée
Quelques jours après les faits, Alliance avait vivement critiqué le placement sous contrôle judiciaire du suspect, dénonçant “un véritable camouflet pour nos forces de l’ordre”. La fuite du prévenu avant l’annonce de sa condamnation à trois ans et dix mois de prison vient aujourd’hui renforcer les critiques du syndicat sur cette décision de remise en liberté.
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