Un homme de 27 ans a été interpellé à Lyon pour avoir piégé des bornes de recharge électrique avec de faux QR codes frauduleux.

Lyon : un faux QR code sur les bornes de recharge pour détourner l’argent des automobilistes
Un jeune homme de 27 ans a été interpellé mi-août dans un parking du centre-ville de Lyon, alors qu’il apposait de nouveaux QR codes frauduleux sur des bornes de recharge pour véhicules électriques. Une technique d’escroquerie rodée, mais qui a fini par le trahir.
Une arnaque bien montée, un suspect pris sur le fait
Le jeudi 13 août, dans le parking LPA des Célestins, situé dans le 2e arrondissement de Lyon, des agents de surveillance ont surpris un individu en train de recouvrir les QR codes officiels des bornes de recharge électrique avec ses propres autocollants, relate Le Figaro. Ces faux codes redirigeaient les automobilistes vers un site internet imitant à la perfection la plateforme de paiement habituelle, seul le nom de domaine différait, affichant « .site » à la place de « .com ». En scannant ce code piégé pour régler leur recharge, les usagers transmettaient sans le savoir leurs données bancaires et leur argent directement à l’escroc.
Le suspect avait ouvert un compte sous une fausse identité afin d’encaisser rapidement les sommes détournées. Décrit par la presse locale comme un vidéaste aux revenus confortables, il n’agissait donc pas par nécessité financière immédiate, ce qui interroge sur ses motivations réelles.
Un manège qui durait depuis plusieurs mois
Selon l’enquête, les méfaits auraient débuté dès le mois de décembre précédent. Le même procédé avait déjà été repéré dans le parking des Célestins, puis dans celui de Saint-Antoine. Chaque fois, la société gestionnaire des bornes avait déposé plainte après avoir retiré les autocollants frauduleux lors de ses contrôles réguliers.
Cette répétition sur plusieurs sites et sur une période étendue laisse craindre un nombre de victimes plus important que ce qui a été officiellement recensé. La société gestionnaire évoque toutefois une dizaine de cas identifiés à ce stade, précisant que l’ampleur exacte de la fraude reste à déterminer par les enquêteurs.
Interpellation et suites judiciaires
C’est finalement la vigilance des équipes de surveillance qui a permis de mettre fin au stratagème. Repéré en flagrant délit, le mis en cause a été remis à la police municipale avant d’être placé en garde à vue, où il a reconnu l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.
Il sera jugé en février 2027 dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, une procédure simplifiée communément appelée plaider-coupable. En attendant son jugement, il a été laissé libre, sans mesure de contrôle judiciaire rendue publique.
Votre avis nous intéresse : rejoignez la communauté Police & Réalités et laissez un commentaire.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
