Complice de l’assassin de Samuel Paty, Azim Epsirkhanov violait son assignation à résidence pour visiter le Parc Astérix. Condamné à un an de prison.

Complice de l’assassin de Samuel Paty : une sortie au Parc Astérix lui vaut un an de prison ferme
Assigné à résidence dans les Hauts-de-Seine depuis sa libération, Azim Epsirkhanov a été interpellé après un contrôle routier à la sortie du Parc Astérix. Le tribunal de Senlis l’a condamné à un an de prison ferme et a prononcé une interdiction définitive du territoire français.
Une présence injustifiée révélée par un simple contrôle
Azim Epsirkhanov, 25 ans, comparaissait ce lundi devant le tribunal correctionnel de Senlis, dans l’Oise, rapporte Le Parisien. Cet homme d’origine tchétchène reste connu pour son rôle dans l’affaire de l’assassinat du professeur Samuel Paty, survenu le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine.
Sa présence au Parc Astérix, un vendredi après-midi, a été mise au jour de manière fortuite. Lors d’un contrôle routier de routine à la sortie du parking de l’établissement, les gendarmes ont consulté les fichiers de police et découvert que l’homme n’avait aucune autorisation pour se trouver dans l’Oise.
Depuis sa sortie de détention en avril dernier, Epsirkhanov est en effet astreint à une assignation à résidence stricte dans les Hauts-de-Seine, département dans lequel il doit se présenter deux fois par jour aux forces de l’ordre. Il attend par ailleurs l’application d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), contre laquelle il a formé un recours.
Un passé judiciaire lié à l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine
Le nom d’Azim Epsirkhanov reste indissociable de l’enquête sur l’assassinat de Samuel Paty. Il avait été reconnu coupable d’avoir aidé Abdoullakh Anzorov, l’auteur de l’attentat, à se procurer un couteau et un pistolet d’airsoft, sans toutefois avoir eu, selon ses déclarations constantes, connaissance des intentions criminelles de son ami.
Cette implication lui avait initialement valu une condamnation à 16 ans de réclusion criminelle en première instance. En appel, la peine avait été ramenée à sept ans, seule la qualification d’association de malfaiteurs terroriste ayant finalement été retenue contre lui.
Des déplacements répétés malgré l’interdiction
L’examen du téléphone du prévenu a permis d’établir que sa sortie au Parc Astérix ne constituait pas un cas isolé. Les enquêteurs ont recensé des déplacements dans huit autres départements français, parfois effectués de nuit, alors que ces sorties lui sont formellement interdites.
À l’audience, Azim Epsirkhanov a reconnu respecter ses deux pointages quotidiens, mais a affirmé n’avoir pas compris que l’arrêté préfectoral lui interdisait également de quitter le département des Hauts-de-Seine. Il a par ailleurs exprimé sa crainte d’un retour forcé en Russie, évoquant un risque de torture ou d’envoi sur le front en Ukraine en cas d’application de l’OQTF.
Une condamnation et une interdiction définitive du territoire
Le magistrat a rappelé lors de l’audience le rôle d’Epsirkhanov dans la fourniture de l’arme ayant servi à l’assassinat de Samuel Paty, insistant sur le caractère répété des manquements à l’assignation à résidence. Son avocate, Me Figen Aydin, a plaidé pour que son client soit jugé uniquement sur les faits reprochés dans cette procédure, sans que son passé judiciaire ne pèse davantage sur la décision.
Le tribunal de Senlis a finalement reconnu Azim Epsirkhanov coupable de non-respect de son assignation à résidence. Il a été condamné à une peine d’un an de prison ferme, assortie d’une interdiction définitive du territoire français.
(Merci Yann Bourguignon)
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Ca veut dire quoi « interdiction définitive de territoire Français » alors qu’il est en prison en France, faut qu’on m’explique……