Une enseignante a été agressée sexuellement par un élève de 12 ans dans un collège nantais. Le personnel dépose un préavis de grève dès le 8 septembre.

Nantes : une enseignante agressée sexuellement par un élève de 12 ans, le personnel du collège en grève
Une professeure du collège de La Durantière, à Nantes, a été victime d’une agression sexuelle commise par un élève de 12 ans. L’incident, survenu en juin, a ravivé les inquiétudes du personnel enseignant, qui a déposé un préavis de grève pour réclamer davantage de moyens humains dans cet établissement.
Une agression survenue en pleine classe
Les faits remontent au 22 juin dernier, au sein du collège de La Durantière, situé à Nantes, en Loire-Atlantique. Selon le témoignage d’une enseignante de l’établissement recueilli par la radio Alouette, un élève âgé de 12 ans se serait approché du bureau de la professeure avant de l’agripper et de lui infliger des gestes à caractère sexuel sur la poitrine.
Face à cette agression, la victime aurait tenté de se dégager, avant d’être plaquée contre son propre bureau par le jeune collégien. L’enseignante a par la suite obtenu une prescription médicale de dix jours d’incapacité totale de travail, attestant de la gravité des faits subis.
Une plainte déposée, un mineur entendu hors garde à vue
Dans la foulée de l’agression, une plainte a été officiellement déposée auprès des autorités compétentes. En raison de son âge, l’élève mis en cause, âgé de moins de 13 ans, n’a pas pu être placé en garde à vue, conformément au cadre légal applicable aux mineurs de cette tranche d’âge.
Le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, a précisé que le jeune collégien avait été entendu «sous le régime de la retenue», une procédure spécifique prévue par la loi pour les mineurs de moins de 13 ans dans le cadre d’une enquête judiciaire.
Un préavis de grève pour réclamer plus de moyens
Cette agression relance un débat de longue date au sein de l’établissement. Depuis plusieurs années, les enseignants et le personnel du collège de La Durantière militent pour que celui-ci soit classé en «Réseau d’éducation prioritaire renforcé» (REP+), un statut qui permettrait de bénéficier de moyens humains supplémentaires pour accompagner les élèves et sécuriser le cadre scolaire.
Face à l’absence de réponse des autorités éducatives à cette demande récurrente, un préavis de grève a été déposé. Le mouvement doit débuter le 8 septembre et se poursuivre jusqu’à la fin du mois, le personnel espérant ainsi obtenir des engagements concrets sur le renforcement des effectifs.
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