Une fusillade a visé un pavillon à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne). Un maçon de 35 ans, mis en examen, est suspecté d’avoir tiré après un différend professionnel.

Essonne : une fusillade vise un pavillon, une balle frôle le lit d’un enfant
Un pavillon de Sainte-Geneviève-des-Bois a été la cible de plusieurs tirs d’arme automatique dans la nuit du 17 septembre. Un maçon de 35 ans, suspecté d’avoir agi après un différend professionnel avec le propriétaire des lieux, a été interpellé puis mis en examen pour tentative de meurtre.
Une rafale de tirs en pleine nuit
Il est environ 3 heures du matin, ce jeudi, lorsque les secours sont alertés avenue du Beau Site, dans un quartier résidentiel de Sainte-Geneviève-des-Bois, relate Le Parisien. Un père de famille signale des tirs entendus juste devant son domicile. La façade du pavillon a été directement visée.
Les policiers du commissariat local, dépêchés sur place, constatent plusieurs impacts de balles sur le mur et le portail de la propriété. Plus inquiétant encore, une cartouche a traversé une fenêtre avant de se loger dans le mur de la chambre où dormait le jeune fils du couple. L’enfant et ses parents, bien qu’indemnes, se trouvent en état de choc.
Un différend professionnel comme mobile présumé
L’enquête s’oriente rapidement vers un homme ayant travaillé pour le père de famille, dirigeant d’une entreprise du bâtiment. Les investigations révèlent l’existence de tensions récurrentes entre les deux hommes, marquées par des altercations verbales et des menaces au cours des dernières semaines.
Cette piste est privilégiée par les enquêteurs de la Division de la criminalité territoriale de l’Essonne (DCT 91), chargés du dossier. Le suspect, âgé de 35 ans, est rapidement identifié grâce aux premiers éléments recueillis.
Interpellation avec l’appui du Raid
L’homme est interpellé le lendemain des faits à son domicile, situé en Seine-et-Marne, avec le renfort des unités spécialisées du Raid. Placé en garde à vue au sein de la DCT 91, il est entendu pour tentative de meurtre.
Présenté au tribunal judiciaire d’Évry-Courcouronnes le samedi suivant, il a été mis en examen. Une information judiciaire a été ouverte, confirmant la poursuite des investigations sur les circonstances exactes de cette fusillade.
Un fait divers qui rappelle un précédent
Cette affaire évoque un événement similaire survenu en mars dernier à Sevran, en Seine-Saint-Denis, où une balle avait atterri dans la chambre de deux enfants lors d’une autre fusillade. Les jeunes victimes n’avaient alors pas encore rejoint leur lit au moment des tirs, évitant ainsi le pire.
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