Six salariées de la crèche du CHU de Toulouse suspendues après des messages inappropriés sur WhatsApp. Une enquête administrative est en cours.

Toulouse : six salariées d’une crèche hospitalière suspendues après un signalement d’un groupe WhatsApp
Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse a confirmé, samedi 19 septembre, l’ouverture d’une enquête administrative visant plusieurs salariées de sa crèche hospitalière. En cause : des messages, photographies et vidéos jugés « inadaptés au cadre professionnel » et partagés au sein d’un groupe WhatsApp.
Une enquête ouverte après un signalement
L’établissement a indiqué avoir été alerté par un signalement portant sur des contenus diffusés dans un groupe de discussion réunissant plusieurs professionnelles de la section « les Oisillons », rapporte Ici Occitanie. Cette unité de la crèche de Rangueil, qui accueille au total 130 enfants, prend en charge les tout-petits âgés de deux mois et demi à dix-huit mois.
Selon le communiqué du CHU, les contenus identifiés ne présentaient pas de caractère sexuel, mais restaient incompatibles avec les exigences du cadre professionnel. Six salariées ont été suspendues « à titre conservatoire » dans l’attente des conclusions de l’enquête. Du personnel a été recruté en urgence afin d’assurer la continuité de l’accueil des enfants.
L’objectif affiché : établir les faits et leurs circonstances
La direction hospitalière précise que cette procédure administrative vise à « faire toute la lumière sur les faits portés à sa connaissance » et à « établir précisément la nature et les circonstances » des échanges litigieux. Selon les conclusions qui seront rendues, des procédures disciplinaires individuelles pourront être engagées à l’encontre des salariées concernées.
Pour tenter de rassurer les parents, la direction du CHU a organisé des entretiens individuels avec 24 familles dès le 2 septembre, précise Ici Occitanie. Ces rencontres visaient à répondre aux interrogations des proches et à leur transmettre les éléments d’information disponibles à ce stade de l’enquête. Les familles directement concernées par les contenus incriminés ont pu, elles, consulter certains éléments du dossier.
Une transparence contestée par les familles
Cette communication n’a toutefois pas suffi à apaiser les inquiétudes. Me Morgane Soullard, avocate d’une des familles concernées, a dénoncé un manque criant de clarté dans la gestion de l’affaire. Selon elle, l’existence de photos et de messages circulant sur le groupe WhatsApp est confirmée, mais leur contenu précis reste inaccessible aux familles.
« On est face à une opacité totale (…) nous n’avons pas pu y avoir accès », a-t-elle déclaré à la Ici.
Face à ces révélations, au moins une famille a déjà pris la décision de retirer son enfant de l’établissement pour l’inscrire dans une autre structure d’accueil. La direction du CHU de Toulouse maintient de son côté que des sanctions individuelles pourront être prononcées une fois l’enquête administrative achevée.
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