Paris : baby-sitter de 26 ans condamnée à du sursis pour avoir enfermé et laissé seul un enfant autiste de 11 ans. Interdiction définitive d’exercer.

Paris : une baby-sitter condamnée à du sursis pour avoir abandonné un enfant autiste de 11 ans
Le tribunal a également prononcé une interdiction définitive d’exercer toute activité en lien avec des mineurs. En juin 2025, un adolescent autiste non verbal avait été découvert nu, seul et enfermé dans sa chambre, dans le XXe arrondissement de Paris.
Une condamnation prononcée ce lundi 5 octobre
Une baby-sitter de 26 ans a été condamnée, lundi 5 octobre, à un an d’emprisonnement avec sursis par le tribunal de Paris, rapporte BFMTV. Elle était jugée pour avoir abandonné à plusieurs reprises, en juin 2025, un enfant lourdement handicapé dont elle avait la garde. La juridiction a aussi assorti sa décision d’une interdiction définitive d’exercer une activité impliquant des mineurs. La prévenue, absente à l’audience pour raison médicale, n’a pas pu s’y expliquer.
Une découverte glaçante dans le XXe arrondissement
Le 27 juin 2025, en soirée, les secours sont alertés par un voisin qui signale des cris d’enfant et des coups frappés contre un mur. Sur place, ils découvrent un garçon de onze ans, nu, enfermé dans sa chambre. La porte était verrouillée de l’extérieur par un loquet, et un drap noué à la porte d’en face la bloquait.
Dans leur compte rendu, les secours évoquent une odeur « à peine supportable et suffocante ». La pièce était surchauffée, la fenêtre dépourvue de poignée, et le sol souillé de déjections et de déchets alimentaires. Le père, qui élève seul son fils, se trouvait en déplacement professionnel à l’étranger et restait injoignable. La baby-sitter, qui assurait la garde une semaine sur deux en alternance avec une autre personne, était introuvable.
Une présentation à la police en pleine nuit
Au milieu de la nuit, la jeune femme s’est présentée à la police. Elle a expliqué s’être absentée environ une heure pour aller chercher son traitement contre le diabète. L’examen de ses relevés téléphoniques a toutefois montré que l’enfant avait été laissé seul plusieurs fois au cours de la semaine, parfois jusqu’à dix heures, pendant qu’elle effectuait d’autres gardes.
Des plaidoiries entre fragilité et responsabilité
Selon une expertise psychiatrique, la prévenue souffre d’anorexie mentale et d’un trouble de l’accumulation. Son avocat a décrit une jeune femme dépassée par une situation qu’elle ne pouvait pas gérer, qui « a pris la fuite ». Il a aussi estimé inadmissible qu’un enfant autiste soit confié une semaine à une personne non qualifiée.
L’avocate des parents, constitués parties civiles, a rappelé que la prise en charge des enfants autistes en France reste « très lacunaire » et que la famille « faisait ce qu’il faut ». Celle du jeune adolescent a dénoncé une vulnérabilité exploitée : l’enfant, qui ne parle pas, ne pouvait pas alerter. Pour elle, la baby-sitter a choisi de gagner de l’argent avec d’autres gardes.
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abjecte ces comportements , et pour avoir travaillé avec ce type de trouble , de nos jours plus bcp de personne veulent faire ce job , alors on recrute des jeunes , qui dans un 1er temps veulent avoir du fric mais sans bosser , car elles sont fainéantes , sans arrêt sur le portable , à fumer , boire des cafés, je vous assure c’est affligeant de devoir bosser avec » çà » , mais je tiens à préciser qu’il y a aussi des personnes compétentes , mais peu …..