Saint-Cyr-l’École : un bébé d’un an hospitalisé après un tir de mortier près du lycée Mansart lors d’un blocus. Une lycéenne est en garde à vue.

Saint-Cyr-l’École : un bébé d’un an hospitalisé après un tir de mortier d’artifice près d’un lycée en plein blocus
Un nourrisson installé dans sa poussette a été touché par l’explosion d’un mortier d’artifice, ce mardi matin, aux abords du lycée Mansart, dans les Yvelines. Une lycéenne a été interpellée sur place et placée en garde à vue.
Une explosion à proximité d’un enfant en poussette
Il était environ 9 heures, ce mardi, lorsque la scène s’est produite à Saint-Cyr-l’École, commune voisine de Versailles, relate Le Parisien. Dans un contexte de mobilisations lycéennes, un enfant d’un an a été exposé à la détonation d’un mortier d’artifice.
La poussette du bébé traversait une petite place située près du Monoprix, entre le lycée Mansart et le lycée professionnel Jean-Perrin. D’après les premiers éléments disponibles, le projectile a été tiré au ras du sol, soit à hauteur de poussette.
Un nourrisson pris en charge par les secours
Les pompiers sont intervenus rapidement. Le nourrisson, victime d’acouphènes consécutifs à la déflagration, a été conduit à l’hôpital pour y être examiné et pris en charge.
La jeune fille soupçonnée d’être l’auteure du tir a été interpellée immédiatement, puis placée en garde à vue.
La maire dénonce des « émeutes » quotidiennes
Présents dans le secteur, la police nationale et municipale ainsi que l’adjoint à la sécurité de la commune assurent une surveillance quotidienne depuis le début du mouvement lycéen. La maire (UDI), Sonia Brau, évoque des « émeutes » qui se répètent « jour après jour ».
L’élue souligne que le mortier a été dirigé vers le sol : « Quelqu’un aurait aussi pu se le prendre dans les chevilles », déclare-t-elle. Elle salue par ailleurs le travail conjoint de la police nationale et de la police municipale.
Fouilles de cartables et cimetière fermé
Selon la maire, le dispositif de sécurité comprend des fouilles de sacs aux abords des établissements, qui conduisent à la saisie régulière de mortiers et d’engins explosifs. « Si ce dispositif n’était pas en place, ce serait bien pire », estime-t-elle.
La municipalité a aussi dû fermer le cimetière situé face au lycée Mansart, afin d’empêcher des élèves d’y récupérer des poubelles. Cette mesure prive les habitants d’un accès aux sépultures, une situation que l’élue regrette tout en jugeant n’avoir « pas le choix ».
Une enquête pour établir les responsabilités
Si le pire a été évité, cet incident relance le débat sur la sécurité aux abords des lycées lors des blocus. L’enquête devra déterminer les motivations de la jeune fille et la nature exacte de l’engin utilisé.
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