Laurent Nuñez annonce 18 enquêtes de l’IGPN depuis le début de la mobilisation lycéenne et suspend les grenades assourdissantes. Ce que l’on sait de l’affaire.

Mouvement lycéen : Laurent Nuñez annonce 18 enquêtes de l’IGPN et suspend les grenades assourdissantes
Le ministre de l’Intérieur a révélé ce mercredi que l’Inspection générale de la Police nationale a été saisie à 18 reprises depuis le début de la mobilisation lycéenne. Il a également annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes dans ce cadre, après deux blessures graves d’adolescents en quelques jours.
18 saisines de l’IGPN sur le maintien de l’ordre
Invité de RTL, Laurent Nuñez a indiqué que la « police des polices » enquête sur 18 dossiers liés à la gestion des rassemblements de lycéens. Ces procédures visent d’éventuels excès dans les opérations de maintien de l’ordre.
Le ministre a précisé que toutes ne concernent pas l’emploi d’armes intermédiaires. Selon lui, les enquêtes judiciaires en cours devront établir si les actions des forces de l’ordre étaient proportionnées.
Un lycéen de 15 ans gravement blessé à Lens
Ces annonces interviennent deux jours après la grave blessure d’un lycéen de 15 ans à Lens. Le mineur a eu la main arrachée après un contact avec une grenade policière qui a explosé.
Le ministre dit retenir « une possibilité forte » qu’il s’agisse d’une grenade assourdissante. Les investigations devront confirmer la nature exacte du dispositif et les circonstances de l’incident.
Les armes intermédiaires au cœur de la contestation
Depuis le début du mouvement, l’emploi d’armes dites intermédiaires, comme les grenades de désencerclement ou les lanceurs de balles de défense (LBD), est vivement critiqué face à des mineurs. Une partie de la classe politique réclame des réponses.
Dans ce contexte, Laurent Nuñez a annoncé la suspension des grenades assourdissantes dans le cadre du mouvement lycéen.
Un policier mis en examen dans le Val-d’Oise
Un autre dossier pèse sur le climat actuel. La semaine dernière, à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise), un adolescent de 14 ans a été grièvement blessé au visage par un tir de lanceur de grenades, en marge de la mobilisation.
Le policier qui a effectué ce tir a été mis en examen mardi 6 octobre. Selon le parquet, les conditions de la légitime défense invoquée ne seraient pas réunies, en raison de l’absence de proportionnalité dans l’usage du lanceur Cougar. Cette mise en examen ne vaut pas condamnation : l’intéressé bénéficie de la présomption d’innocence.
Ce qu’il faut retenir
Entre les 18 enquêtes de l’IGPN, la suspension des grenades assourdissantes et les procédures judiciaires, la question de la proportionnalité de la réponse policière face aux mineurs est désormais au centre du débat. Les conclusions des investigations seront déterminantes.
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