Port-de-Bouc : le chef de la police municipale, filmé au volant face à des lycéens, est visé par une suspension et une sanction disciplinaire attendue vendredi.

Port-de-Bouc : le chef de la police municipale visé par une suspension après une vidéo tournée devant un lycée
Une vidéo montre un véhicule de la police municipale se diriger rapidement vers des lycéens rassemblés devant le lycée Jean-Moulin, à Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône). Le conducteur, qui n’est autre que le chef du service, est visé par une suspension. Une sanction disciplinaire est attendue vendredi 9 octobre 2026.
Une scène filmée devant le lycée Jean-Moulin
Les faits remontent au vendredi 2 octobre 2026, relate La Provence. Ce jour-là, des jeunes se sont rassemblés devant le lycée Jean-Moulin, dans le cadre du mouvement lycéen.
Une vidéo de la scène a ensuite circulé sur les réseaux sociaux, notamment sur le compte d’un média alternatif très actif en ligne. Elle a aussi été transmise à plusieurs rédactions par une association locale. On y voit un véhicule de la police municipale avancer en direction des lycéens présents.
Le conducteur identifié comme le chef du service
Selon les éléments recueillis, le conducteur n’est autre que le chef de la police municipale, en poste à Port-de-Bouc depuis 2022. Il est visé par une procédure de suspension provisoire.
Une condamnation affichée par la municipalité
Le directeur de cabinet, Mathias Escalante, affirme que les élus ont « fermement condamné » ces faits. Selon lui, la vidéo montre un geste spontané, qui procède de la seule décision du conducteur.
L’agent doit être reçu jeudi 8 octobre 2026 dans le cadre d’une suspension provisoire, avec un entretien préalable. Il devra y exposer les motifs de son comportement devant des élus, qui apprécieront ses explications. Une décision disciplinaire est attendue le lendemain, vendredi 9 octobre.
Quelles sanctions sont envisagées ?
Dans la fonction publique territoriale, l’échelle des sanctions va de l’avertissement ou du blâme à des mesures bien plus lourdes. Le directeur de cabinet juge pourtant ces sanctions légères difficilement concevables dans ce dossier.
Selon lui, les élus seraient plutôt favorables à une mise à pied de plusieurs jours, voire de plusieurs mois, avec retenue sur salaire. La sanction pourrait aller jusqu’à la rétrogradation. L’agent ne pourrait alors plus exercer les fonctions de chef de service dans la fonction publique territoriale.
Une décision très attendue
La décision, attendue dans les prochaines heures, sera scrutée de près. Elle interviendra dans un contexte de mobilisation lycéenne et d’attention accrue portée aux interventions des forces de l’ordre. À ce stade, seule la procédure disciplinaire engagée par la municipalité est connue.
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