Un père de 33 ans, Interpellé pour avoir menacé de « couper la tête » d’une enseignante à Talence, est sous contrôle judiciaire. Procès en mars à Bordeaux.

Gironde : un père de famille sous contrôle judiciaire pour avoir menacé de « couper la tête » d’une enseignante à Talence
Un homme de 33 ans, mis en cause après un différend lié à l’accueil périscolaire de son fils, a été interpellé puis placé sous contrôle judiciaire. Il comparaîtra en mars devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Il conteste les faits.
Un différend qui dégénère à l’école Maurice-Ravel
Tout part d’un désaccord sur la prise en charge de l’accueil périscolaire d’un élève, rapporte Ouest-France. Le litige remonte au 2 octobre. Lundi matin, le père de l’enfant se présente à l’école élémentaire Maurice-Ravel, à Talence, en Gironde.
Il est d’abord reçu par le directeur. L’homme réclame ensuite de s’entretenir avec l’institutrice concernée, absente de l’établissement à ce moment-là. La tension monte, et le père est finalement raccompagné vers la sortie. Selon les éléments rapportés, il aurait alors menacé de « couper la tête » de l’enseignante.
Plainte, garde à vue et contrôle judiciaire
L’Éducation nationale a déposé plainte, et les faits ont été signalés au procureur de la République de Bordeaux. Dès le lendemain, le père de famille a été interpellé et placé en garde à vue. De nationalité roumaine, il était jusqu’ici inconnu des services judiciaires, selon le parquet de Bordeaux.
Il a été ensuite placé sous contrôle judiciaire. Il lui est interdit d’entrer en contact avec l’enseignante, de se rendre à son domicile et d’approcher les témoins. Il ne peut plus paraître aux abords de l’école et doit suivre des soins. Il sera jugé en mars devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.
La réaction du rectorat
Le rectorat indique laisser « la justice faire son travail ». La protection fonctionnelle est en cours d’attribution à l’enseignante. L’académie de Bordeaux rappelle que « la violence n’a pas sa place dans l’école » et que « la sécurité des élèves et des personnels est une priorité ».
Une série d’incidents en ce début d’année scolaire
Cette affaire s’inscrit dans un contexte sensible. Six ans après l’assassinat de Samuel Paty, professeur décapité en octobre 2020 dans les Yvelines, toute menace visant un enseignant ravive ce souvenir.
Elle n’est pas isolée. Le 4 septembre, dans une école de Haute-Garonne, un père de deux enfants a menacé une institutrice de décapitation sur le parking de l’établissement. Cinq jours plus tard, à Eysines, en Gironde, un parent d’élève de 3e du collège Albert-Camus a insulté et menacé de mort un surveillant et la principale.
Un décret au cœur des débats
Début septembre, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait affirmé qu’« aucun professeur ne doit avoir peur d’exercer son métier ». Il réagissait à la condamnation du père de famille de Haute-Garonne.
Un décret publié fin juillet permet désormais de changer un élève d’école lorsque le comportement d’un de ses parents « compromet gravement » le « fonctionnement normal » de l’établissement. Ce texte est vivement contesté par les organisations syndicales.
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