Accusé d’avoir eu recours à l’IA, le roman de Thélyson Orélien reste en lice pour le Renaudot 2026. Découvrez la sélection complète et la date du verdict.

Prix Renaudot 2026 : le roman de Thélyson Orélien, soupçonné d’avoir été écrit grâce à l’IA, maintenu dans la sélection
Le jury présidé par Frédéric Beigbeder a dévoilé ce mercredi sa deuxième sélection. Elle conserve « C’était ça ou mourir », l’ouvrage de l’auteur canado-haïtien Thélyson Orélien, pourtant au cœur d’une vive controverse.
Un choix qui surprend
Le jury du prix Renaudot a maintenu en lice le roman de Thélyson Orélien, publié chez Grasset, rapporte Le Parisien. Cette décision étonne, car l’auteur fait l’objet d’accusations de recours à l’intelligence artificielle dans l’écriture de son livre. Des accusations de plagiat pour d’autres écrits ont aussi été formulées à son encontre au Canada.
Goncourt et Femina ont pris leurs distances
Le jury Renaudot s’écarte de la position d’autres institutions. Le roman a été retiré de la sélection du prix Goncourt et n’a pas été retenu dans la deuxième sélection du prix Femina. Le Renaudot fait donc figure d’exception parmi les grands prix d’automne.
Un jury de dix membres, verdict le 3 novembre
Le jury est présidé par Frédéric Beigbeder et compte dix membres, dont Jean-Marie Gustave Le Clézio, Dominique Bona et Patrick Besson. Il annoncera le lauréat le 3 novembre. L’an dernier, le prix avait distingué Adélaïde de Clermont-Tonnerre pour « Je voulais vivre » (Grasset).
Les neuf romans en lice
• Boris Bergmann, « Minotaure » (Albin Michel)
• Jean-Marie Blas de Roblès, « Cipango » (Zulma)
• Hemley Boum, « Nos vies sauvages » (Gallimard)
• François-Henri Désérable, « Le Palais » (Gallimard)
• David Djaïz, « La méthode » (Stock)
• Osvalde Lewat, « Un corps indocile » (Philippe Rey)
• Thélyson Orélien, « C’était ça ou mourir » (Grasset)
• Anne Percin, « Eugénie sous les bombes » (Buchet Chastel)
• Marie Petitcuénot, « Heures sauvages » (Héloïse d’Ormesson)
Les six essais retenus
• Jean-Paul Enthoven, « Dictionnaire amoureux du bonheur » (Plon)
• Luz, « Un diamant dans les gravats » (Stock)
• Louis Michaud, « Mon ami Curnonsky » (Le Rocher)
• Christophe Ono-dit-Biot, « L’Odyssée de l’Odyssée » (Grasset)
• Olivier Rolin, « La Guerre éternelle » (Gallimard)
• Joy Sorman, « La vie brute » (Flammarion)
Une course sous tension
Alors que la polémique sur l’IA agite le monde de l’édition, la décision du jury relance le débat sur la place des outils numériques dans la création littéraire. Réponse le 3 novembre.
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Cela ne doit pas surprendre de la part des snobs qui, comme des calamars, se camouflent en lâchant un jet d’encre. En l’occurence, pour cacher leur inculture prétentieuse et agressive. La mauvaise foi de ces industriels du mensonge et de la haine n’est pas récente.
Le roman IA a été choisi par Grasset du temps d’Olivier Nora. Le Renaudot 2025, écrit par Adélaïde de Clermont-Tonnerre, est paru chez Grasset. Portrait de l’auteur : née à Neuilly-sur-Seine, ancienne élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, elle commence sa carrière dans la banque et la finance puis s’oriente vers le journalisme (Madame Figaro, radio, télévision, Point de Vue) ; elle a racheté ce titre en 2018. Elle est présidente de Royalement Vôtre Éditions (dont Artémis, la holding de la famille Pinault qui l’a aidée à acheter le titre est majoritaire). Elle est aussi membre de plusieurs jurys littéraires (Closerie des Lilas, Françoise Sagan, Fitzgerald, etc.).
Frédéric Beigbeder, président du jury, est un auteur Nora-Grasset.
Autrement dit le Renaudot, c’est Grasset.