À Angers, un homme de 70 ans condamné à 10 ans de réclusion criminelle pour avoir drogué et violé sa compagne pendant huit ans. Il a reconnu les faits.

Angers : dix ans de réclusion pour un homme qui droguait sa compagne afin de la violer pendant son sommeil
Jugé par la cour criminelle du Maine-et-Loire, un homme de 70 ans a été condamné ce jeudi 8 octobre à dix ans de réclusion criminelle. Entre 2012 et 2020, il avait administré à son insu un somnifère à sa compagne pour lui imposer des rapports sexuels. À l’audience, il a reconnu les faits.
Une condamnation à dix ans de réclusion
La cour criminelle du Maine-et-Loire a rendu sa décision jeudi 8 octobre, rapporte La Dépêche. Jean-Louis C., 70 ans, a été reconnu coupable de viols commis sur sa compagne pendant son sommeil. Il a écopé de dix ans de réclusion criminelle.
Jusqu’à ce verdict, l’homme n’avait pas été placé en détention provisoire. Le mode opératoire décrit lors des débats rappelle celui d’autres affaires de soumission chimique qui ont marqué l’opinion ces dernières années.
Du Zolpidem dissimulé dans les repas et les boissons
Les faits se sont déroulés au domicile du couple, à Angers, sur une période de huit ans, de 2012 à 2020. Pour endormir sa victime, l’accusé utilisait du Zolpidem, un somnifère qui lui avait été prescrit des années plus tôt. À l’époque, il travaillait en horaires décalés comme cariste à la centrale nucléaire de Chinon, en Indre-et-Loire.
Il dissimulait ce médicament dans des aliments ou des boissons du quotidien, comme de la soupe ou du jus d’orange. La victime n’avait aucune conscience de ce qui lui était administré.
Un réveil qui a fait basculer l’affaire
À l’audience, la femme, aujourd’hui âgée de 59 ans, a raconté un matin de novembre 2020. Elle s’était réveillée dans un lit qu’elle a décrit comme un « champ de bataille », dans un état qu’elle jugeait anormal. Interrogé, son compagnon lui avait alors affirmé qu’ils avaient eu un rapport sexuel.
Or elle n’en gardait aucun souvenir et ressentait des douleurs au ventre. « Ce n’était pas possible », a-t-elle déclaré devant la cour.
Des aveux, puis une reconnaissance devant la cour
Quelques jours plus tard, alors que sa conjointe se plaignait toujours de douleurs persistantes, l’homme a fini par avouer. Il lui avait administré des médicaments et avait eu recours à un objet lors de ces agissements.
Dans le box, il a maintenu ses aveux. « Je savais qu’elle dirait non, je l’ai droguée pour avoir un rapport sexuel », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « J’ai commis un crime. C’est inexplicable, je me pose encore la question. J’imagine très bien le traumatisme qu’elle a subi avec ce viol ignoble. »
Un dossier au cœur des enjeux de soumission chimique
Cette affaire illustre la difficulté à repérer ces violences, car la victime, endormie, n’en garde souvent aucun souvenir. Ici, ce sont des signes physiques inhabituels et des douleurs persistantes qui ont conduit à la révélation des faits.
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