Une manifestante de 31 ans porte plainte pour agression sexuelle contre un policier lors d’une manifestation lycéenne à Paris. L’IGPN a ouvert une enquête.

Paris : une manifestante de 31 ans porte plainte contre un policier pour agression sexuelle lors d’une manifestation lycéenne
Une manifestante affirme avoir subi des attouchements de la part d’un policier, jeudi 8 octobre, devant le lycée Hélène-Boucher, dans le 20e arrondissement de Paris. Sa plainte a donné lieu à une nouvelle enquête de la police des polices, dans un climat de forte tension autour de la mobilisation lycéenne.
Une plainte déposée à Paris
Une femme de 31 ans a déposé plainte à Paris contre un policier pour agression sexuelle. L’information a été révélée samedi 10 octobre par RTL. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) est chargée de l’enquête.
Les faits dénoncés se seraient produits dans la matinée du jeudi 8 octobre, aux abords du lycée Hélène-Boucher. Comme pour toute procédure en cours, le fonctionnaire mis en cause bénéficie de la présomption d’innocence.
Une chaîne d’adultes entre lycéens et forces de l’ordre
Selon la plaignante, elle faisait partie d’un groupe d’adultes qui s’était placé entre les lycéens et les forces de l’ordre. Elle explique que les policiers ont avancé en ligne et poussé le cordon humain.
C’est à ce moment-là qu’un fonctionnaire aurait glissé la main entre deux boucliers pour la poser entre ses jambes. Elle décrit un frottement qui aurait duré plusieurs secondes.
« Un geste volontaire », selon la plaignante
La manifestante affirme être restée figée. Elle dit avoir croisé le regard du policier, qui l’aurait fixée. Elle y voit une volonté de domination, et estime que le geste ne laissait place à aucune ambiguïté.
Elle assure avoir aussitôt alerté son compagnon, présent à quelques mètres. Une fois sortie du cortège, elle dit avoir cherché à identifier l’auteur présumé en passant devant les fonctionnaires présents. Selon son récit, les policiers casqués et cagoulés ne portaient pas visiblement leur numéro d’identification (RIO), ce qui a compliqué toute tentative de reconnaissance.
Une enquête dans un contexte tendu
Cette procédure s’ajoute à de nombreuses autres. Depuis le début du mouvement de colère des lycéens, la police des polices a ouvert 24 enquêtes.
Une nouvelle journée de manifestation est annoncée pour le 17 octobre. Les conclusions de l’enquête devront établir si les faits dénoncés sont avérés et, le cas échéant, identifier leur auteur.
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