Evron (Mayenne) : un gendarme en garde à vue après avoir mortellement tiré sur un homme de 42 ans. L’IGGN enquête sur les circonstances exactes.

Mayenne : un gendarme en garde à vue après un tir mortel sur un homme de 42 ans à Evron
Un homme de 42 ans est mort dimanche à Evron, touché par le tir d’un gendarme intervenu dans son immeuble. Le militaire a été placé en garde à vue, et l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a été saisie de l’enquête.
Une intervention dans un immeuble d’Evron
Les faits se sont déroulés dimanche 11 octobre à Evron, commune d’environ 8 000 habitants en Mayenne. Un homme de 42 ans s’était retranché dans un appartement, ce qui a provoqué l’intervention des gendarmes, relate Le Figaro.
D’après les premiers éléments communiqués par la procureure de la République de Laval, Anne-Lyse Jarthon, l’homme se serait montré menaçant avec un couteau dans les parties communes de l’immeuble. C’est à ce moment qu’un gendarme a fait usage de son arme.
Un tir à l’abdomen, malgré les tentatives de réanimation
Le projectile a atteint l’homme au niveau de l’abdomen. Des tentatives de réanimation ont été engagées, mais elles n’ont pas permis de le sauver. Une autopsie doit être réalisée pour déterminer précisément les causes du décès.
Le gendarme placé en garde à vue
Le parquet de Laval a annoncé lundi 12 octobre le placement en garde à vue du gendarme auteur du tir. Cette mesure est fréquente après un décès impliquant un militaire ou un policier. Elle permet aux enquêteurs d’entendre le tireur et de vérifier si l’usage de l’arme était conforme au cadre légal.
Une enquête confiée à l’IGGN
Une enquête en flagrance a été ouverte pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Elle a été confiée à l’IGGN, qui doit établir le déroulement exact de l’intervention. Les investigations devront préciser le comportement de l’homme, la nature de la menace et les conditions dans lesquelles le coup de feu a été tiré.
À ce stade, aucun élément ne permet de conclure sur la responsabilité du gendarme. L’enquête est en cours et la présomption d’innocence s’applique pleinement.
(Merci Laurent B.)
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